Mort de Yanis:
toujours plus loin dans l'horreur

Par Thierry Saint-Maxin

Mercredi 8 février 2017

L'enfant, âgé de 5 ans, avait été retrouvé mort lundi 6 février sur le chemin longeant le canal, à Aire-sur-la-Lys.

Le procureur de la République de Boulogne-sur-Mer a décidé de poursuivre le beau-père de Yanis pour homicide volontaire et violences volontaires sur mineur de 15 ans. Il est passible de la réclusion criminelle à perpétuité.
Lors d'une conférence de presse organisée ce mardi 7 février en début de soirée, le procureur de la République de Boulogne-sur-Mer est revenu en détail sur le calvaire vécu par le petit Yanis mais aussi sur les personnalités troubles de sa mère et de son beau-père.

Quelles sont les causes de la mort ?

On savait déjà suite à l'autopsie pratiquée lundi 6 février, dans l'après-midi, que Yanis était mort suite à un traumatisme crânien. On sait désormais que le garçonnet a aussi été victime d'un hématome sous-dural causé par des coups répétés de son beau-père. « Après lui avoir fait faire courir trois kilomètres en pleine nuit, Julien Masson n'a pas apprécié que le petit réclame sa mère », a expliqué Pascal Marconville, procureur de la République de Boulogne-sur-Mer. Il a commencé à le frapper avec ses poings puis lui a asséné un coup sur la tête avec sa lampe torche. Sous la violence du choc, celle-ci s'est littéralement brisée.

À l'arrivée des urgentistes, la température du corps de Yanis était tombée à 25ºC. Malgré plusieurs tentatives, ils ne sont pas parvenus à le réanimer.

Qui est Julien Masson, le beau-père de Yanis ?

Le beau-père de l'enfant est présenté comme un marginal « rêvant de vivre en communauté avec ses quatre chiens malinois. » Un homme de 30 ans adepte « des thèses survivalistes » ce qui explique qu'il vivait retiré, en marge de la société. Il se considérait comme l'éducateur de Yanis, et en cette qualité, il s'autorisait certaine correction, souligne le procureur.

Durant sa garde à vue, Julien Masson n'a pas souhaité être assisté d'un avocat. Il a en revanche demandé à être consulté par un psychiatre. Le trentenaire a fondu en larmes à plusieurs reprises durant son interrogatoire, « mais j'ai surtout l'impression qu'il pleurait sur son sort », confie Pascal Marconville.

Qui est Émilie Inglard, la mère de Yanis ?

« Elle semble dans un autre monde. Elle est sans réaction. » En une seule phrase, le procureur dresse le portrait de la mère de Yanis, âgée de 23 ans. Elle ne semble pas prendre conscience des faits qui lui sont reprochés. Après avoir découvert que Yanis avait une nouvelle fois fait pipi au lit, elle s'est mise en colère elle aussi. Puis elle s'est recouchée, sans s'inquiéter de voir son fils sortir en pleine nuit en petite tenue. Émilie Inglard estime d'ailleurs que son compagnon a toujours agi dans l'intérêt de l'enfant. « Elle a admis en garde à vue que Yanis était corrigé pour son bien et que les punitions allaient lui remettre les idées en place »

Que sait-on sur le cabanon ?

Émilie Inglard et Julien Masson sont en couple depuis un peu plus d'un an. Ils disposent chacun de leur propre logement dans le centre-ville d'Aire-sur-la-Lys. Le week-end, ils aimaient se retrouver dans ce cabanon en cours de construction en retrait de la route de Merville, dans une grande promiscuité. Le chalet ne dispose ni d'eau, ni d'électricité. Il n'y avait la place que pour un seul lit. Le couple et Yanis y dormaient ensemble.

Yanis présentait-il des traces de maltraitances ?

Il est désormais avéré que Yanis avait subi plusieurs coups avant le jour de sa mort. Il présentait de nombreux hématomes, dans le dos notamment, « mais aucun d'eux n'était visible lorsqu'il était habillé », souligne le procureur. Sa grand-mère avait bien détecté quelques traces de coups en lui donnant son bain, mais le petit expliquait qu'il tombait souvent en jouant dans le jardin de son beau-père. « Rien de laisser penser que quelqu'un aurait dû faire un signalement. » Yanis était bien soigné, bien habillé, bien nourri.

Quelles sont les suites ?

Après avoir été déférés au parquet de Boulogne-sur-Mer dans l'après-midi, Julien Masson et Émilie Inglard sont entendus ce mardi soir par un juge d'instruction. Le procureur a décidé de poursuivre le beau-père de Yanis pour homicide volontaire et violences volontaires sur mineur de 15 ans. Il est passible de la réclusion criminelle à perpétuité. Pascal Marconville a en outre mis en examen la mère de Yanis pour abstention volontaire d'empêcher un crime ou un délit contre l'intégrité d'une personne, qualification passible de 5 ans de prison et de 75 000 euros d'amende. On saura tard dans la soirée si, comme le réclame le Parquet, ils sont placés en détention provisoire.

Le corps du petit Yanis n'a pas encore été rendu à la famille. Sa mère, qui n'est pas déchue de ses droits, a toujours son mot à dire. Le procureur n'exclut pas un conflit entre les deux familles pour savoir où sera inhumée la jeune victime.

Mort de Yanis: toujours plus loin dans l'horreur

Lors d'une conférence de presse organisée ce mardi 7 février en début de soirée, le procureur de la République de Boulogne-sur-Mer est revenu en détail sur le calvaire vécu par le petit Yanis mais aussi sur les personnalités troubles de sa mère et de son beau-père.

Quelles sont les causes de la mort ?

On savait déjà suite à l'autopsie pratiquée lundi 6 février, dans l'après-midi, que Yanis était mort suite à un traumatisme crânien. On sait désormais que le garçonnet a aussi été victime d'un hématome sous-dural causé par des coups répétés de son beau-père. « Après lui avoir fait faire courir trois kilomètres en pleine nuit, Julien Masson n'a pas apprécié que le petit réclame sa mère », a expliqué Pascal Marconville, procureur de la République de Boulogne-sur-Mer. Il a commencé à le frapper avec ses poings puis lui a asséné un coup sur la tête avec sa lampe torche. Sous la violence du choc, celle-ci s'est littéralement brisée.

À l'arrivée des urgentistes, la température du corps de Yanis était tombée à 25ºC. Malgré plusieurs tentatives, ils ne sont pas parvenus à le réanimer.

Qui est Julien Masson, le beau-père de Yanis ?

Le beau-père de l'enfant est présenté comme un marginal « rêvant de vivre en communauté avec ses quatre chiens malinois. » Un homme de 30 ans adepte « des thèses survivalistes » ce qui explique qu'il vivait retiré, en marge de la société. Il se considérait comme l'éducateur de Yanis, et en cette qualité, il s'autorisait certaine correction, souligne le procureur.

Durant sa garde à vue, Julien Masson n'a pas souhaité être assisté d'un avocat. Il a en revanche demandé à être consulté par un psychiatre. Le trentenaire a fondu en larmes à plusieurs reprises durant son interrogatoire, « mais j'ai surtout l'impression qu'il pleurait sur son sort », confie Pascal Marconville.

Qui est Émilie Inglard, la mère de Yanis ?

« Elle semble dans un autre monde. Elle est sans réaction. » En une seule phrase, le procureur dresse le portrait de la mère de Yanis, âgée de 23 ans. Elle ne semble pas prendre conscience des faits qui lui sont reprochés. Après avoir découvert que Yanis avait une nouvelle fois fait pipi au lit, elle s'est mise en colère elle aussi. Puis elle s'est recouchée, sans s'inquiéter de voir son fils sortir en pleine nuit en petite tenue. Émilie Inglard estime d'ailleurs que son compagnon a toujours agi dans l'intérêt de l'enfant. « Elle a admis en garde à vue que Yanis était corrigé pour son bien et que les punitions allaient lui remettre les idées en place »

Que sait-on sur le cabanon ?

Émilie Inglard et Julien Masson sont en couple depuis un peu plus d'un an. Ils disposent chacun de leur propre logement dans le centre-ville d'Aire-sur-la-Lys. Le week-end, ils aimaient se retrouver dans ce cabanon en cours de construction en retrait de la route de Merville, dans une grande promiscuité. Le chalet ne dispose ni d'eau, ni d'électricité. Il n'y avait la place que pour un seul lit. Le couple et Yanis y dormaient ensemble.

Yanis présentait-il des traces de maltraitances ?

Il est désormais avéré que Yanis avait subi plusieurs coups avant le jour de sa mort. Il présentait de nombreux hématomes, dans le dos notamment, « mais aucun d'eux n'était visible lorsqu'il était habillé », souligne le procureur. Sa grand-mère avait bien détecté quelques traces de coups en lui donnant son bain, mais le petit expliquait qu'il tombait souvent en jouant dans le jardin de son beau-père. « Rien de laisser penser que quelqu'un aurait dû faire un signalement. » Yanis était bien soigné, bien habillé, bien nourri.

Quelles sont les suites ?

Après avoir été déférés au parquet de Boulogne-sur-Mer dans l'après-midi, Julien Masson et Émilie Inglard sont entendus ce mardi soir par un juge d'instruction. Le procureur a décidé de poursuivre le beau-père de Yanis pour homicide volontaire et violences volontaires sur mineur de 15 ans. Il est passible de la réclusion criminelle à perpétuité. Pascal Marconville a en outre mis en examen la mère de Yanis pour abstention volontaire d'empêcher un crime ou un délit contre l'intégrité d'une personne, qualification passible de 5 ans de prison et de 75 000 euros d'amende. On saura tard dans la soirée si, comme le réclame le Parquet, ils sont placés en détention provisoire.

Le corps du petit Yanis n'a pas encore été rendu à la famille. Sa mère, qui n'est pas déchue de ses droits, a toujours son mot à dire. Le procureur n'exclut pas un conflit entre les deux familles pour savoir où sera inhumée la jeune victime.

Source : ‘Le Phare Dunkerquois'

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