France. Elections régionales du 6 et 13 décembre 2015. Rhône-Alpes Auvergne.

Laurent Wauquiez, tête de liste
et tête de réseau.

Enquête dans les (très sombres) coulisses de l'UMP.

Tel père, tel fils? On dit que « Jacques Barrot connaissait Laurent Wauquiez depuis
sa naissance ». En tout cas, il a bien « connu » sa mère neuf mois avant sa naissance ...

Notre sordide petite histoire commence le 8 novembre 1975. Un certain Régis Boutte, de St Just Malmont (Haute-Loire), vend deux parcelles de terrain numérotées A 886 et A 888 à Mr Aldonado Spézia. Une demande de certificat d'urbanisme (CU) a été déposée le 18 avril 1975 par le notaire Pierre Goyet de St Didier-en-Velay (Haute-Loire) pour ces deux parcelles destinées à Mr Spézia. Les deux parcelles n'ont pas de voie d'accès et ne sont pas desservies par les réseaux d'eau et d'électricité, pourtant Pierre Goyet dit tout le contraire dans sa demande de CU. La demande de CU est tamponnée par la Direction Départementale de l'Equipement (DDE) le jour même. Faux et usage de faux commis par un officier ministériel et cautionné par les services de l'Etat. Ca commence bien. Car dès le mois d'avril 1975, le système de corruption généralisée que nous allons vous décrire, fonctionne pleinement. Et Mr Spézia fera construire sa maison en empiétant sur la zone agricole, la parcelle A 886 provenant de l'ancienne parcelle A 631 qui, elle, est bien en zone agricole, ce que personne ne conteste.

Le 28 janvier 1977, la famille Boutte vend un deuxième lot, constitué de la A 631 et de la A 633, à Mr Guy Giraud. C'est en mai 1976 que Victorine Fuvel, épouse de Régis Boutte, avait fait une demande auprès de la Préfecture de la Haute-Loire pour détacher une nouvelle parcelle de la désormais A 887, reliquat de la A 631 (et donc située en zone agricole, rappelons-le). Il s'agit dune demande « par la procédure du lotissement simplifié ». Un arrêté préfectoral du 13 juillet 1976 « autorise le lotissement ». Voilà donc un terrain agricole transformé en terrain à bâtir par une procédure plus que simplifiée – en l'occurrence, un simple coup de crayon. Donc, en 1977, Guy Giraud faisait construire sa maison en zone agricole. Le 10 août 1981, la municipalité de St Just Malmont modifia le Plan d'Occupation des Sols (POS) pour y inclure la maison de Mr Giraud – ce qui permit à la DDE de délivrer le certificat de conformité le 26 février 1982, soit … cinq ans plus tard ! Dans une commune normale, on bâtit des maisons en fonction du POS. A St Just Malmont, on fait le POS en fonction des maisons déjà bâties au profit de la famille Boutte. C'est le monde à l'envers, « l'esprit de la Haute-Loire », version Laurent Wauquiez et autres sbires de l'UMP.


Rue du Dr Besquet à St Just Malmont. Zone à haut risque. A côté de la maison Giraud et
en face du numéro 17 appartenant à Ludovic Boutte, il y avait ce panneau "propriété privée", mystérieusement enlevé fin 2014.

Dès cette époque se posait la question du statut très flou du prolongement de la rue du Dr Besquet. C'est ce prolongement qui permit d'alimenter en eau et électricité les nouvelles maisons Spézia et Giraud. Dans l'acte de vente Boutte-Spézia du 8 novembre 1975, il est spécifié à la page 2 : « voirie : par voie du lotissement communal », c'est-à-dire la rue du Dr Besquet. Mais, à la page 4 du même acte, on nous présente une version différente concernant cette voirie : « l'acquéreur aura un droit de passage sur la parcelle A 887, réservée, pour lui permettre d'accéder au terrain par lui acquis. Cet accès se fera par un chemin de 15 mètres de longueur sur 7 mètres de largeur à la suite de celui desservant le lotissement communal à la limite ouest du terrain présentement vendu. » Voie privée, donc – ou voie publique ? Si cette bande de terrain continue à rester privée et fait toujours partie de la A 887 (« réservée », donc gardée par Mme Boutte ), alors elle est en zone agricole et par conséquent l'adduction d'eau et électricité au nouveau « lotissement Spézia / Boutte  » se fait illégalement, une zone agricole servant à faire de l'agriculture, comme son nom l'indique, et non pas pour construire des maisons ou les raccorder aux réseaux. Ecoutez le charabia à ce (mystérieux) sujet débité à la page 2 de l'acte de vente Boutte-Giraud du 28 janvier 1977 : « Je soussigné Mme Boutte a l'honneur de vous exposer que cette parcelle A 887 (NDLR en zone agricole) est desservie par le chemin créé par la commune de St Just Malmont pour son lotissement, et qui se prolonge le long de la parcelle A 886 (NDLR : déjà vendue à Mr Spézia le 8 novembre 1975) avec une largeur de 7 mètres … l'eau et l'électricité arrivent à la parcelle … un premier détachement de la parcelle A 887 a été opéré par la création d'un lot comprenant les numéros 886 et 888 (NDLR : le lot de Mr Spézia ) … et ayant acquéreur (NDLR : Mr Guy Giraud) pour une seconde parcelle de 1 500m2, la soussignée vous demande, Monsieur le Directeur, de bien vouloir l'autoriser au détachement d'une seconde parcelle qui sera séparée de la précédente par le chemin de 7 mètres existant, par la procédure de lotissement simplifié ». Nous rappelons que cette nouvelle parcelle à créer et à vendre à Mr Guy Giraud, qui sera donc la A 894, était en zone agricole.  

On nous opposera que tout ceci relève de l'histoire ancienne, car Régis et Victorine sont morts et enterrés depuis longtemps, ainsi que le maire de l'époque, Pierre Royon. Malheureusement, tel n'est pas le cas, les vivants prolongent l'action des morts, et notre sujet est d'une actualité brûlante à St Just Malmont aujourd'hui...

Le 19 octobre 2013, le Parti Radical de France a saisi le Préfet de la Haute-Loire, Denis Labbé, de tout ce micmac altiligérien en lui demandant d'intervenir pour faire cesser la construction illégale d'une autre maison dans la même zone, dite du Grand Garay, à St Just Malmont. Les propriétaires de cette maison en cours de construction : Mr & Mme David Valentin. L'origine du terrain – et des illégalités liées à la construction : toujours la même famille Boutte, cette fois-ci en la personne de Pierre Boutte, fils de Régis et Victorine. Le 29 octobre 2012, Annick Boutte, fille de Pierre, a vendu le terrain en question pour 97 000 euros à Mr & Mme Valentin. L'acte, dressé par le Cabinet de Notaire Sophie Sabot-Barcet, est un modèle du genre. On vend ainsi à Mr & Mme Valentin le droit d'accéder à leurs parcelles à travers la zone agricole – et d'y implanter les adductions d'eau et d'électricité ! On vend des illégalités. Ceci nous rappelle furieusement les transactions immobilières de la même famille Boutte en 1975-77, ce qui n'est pas étonnant lorsqu'on sait que plusieurs autres maisons ont été bâties dans le même secteur et avec le même genre de fraudes au cours de ces quatre décennies écoulées, toujours au bénéfice de la famille Boutte et toujours avec la complicité de la Mairie, du cabinet de notaires Sabot-Barcet (digne successeur de Pierre Goyet), de la Préfecture de la Haute-Loire et de la Conservation des Hypothèques au Puy-en-Velay.


Denis Labbé, Préfet non-voyant de la Haute-Loire.

La réaction du Préfet Denis Labbé suite à notre courrier du 19 octobre 2013 ? Aucune. Il a fait le mort, tout comme le Docteur René Besquet en 1995 et dont l'assassinat, comme nous le verrons plus loin, donne un fond de tableau sinistre à toute cette farce composée de fraudes à l'urbanisme. N'ayant pas eu de réponse à notre R/A/R du 19 octobre 2013, nous nous sommes déplacés derechef le 27 mars 2014 à la Préfecture de la Haute-Loire, cette fois-ci porteurs d'un nouveau courrier au responsable du Service de l'Urbanisme, Mr Bertrand Feuerstein. Le courrier a été remis à l'accueil de la Préfecture et son double dûment tamponné. Nous avions déjà été reçus le 17 octobre 2013 par Mr Feuerstein et c'est sur son conseil que nous avions fait le premier courrier en R/A/R au Préfet Labbé deux jours plus tard. A la question de savoir qui contrôlait la légalité des opérations d'urbanisme à St Just Malmont, Mr Feuerstein nous avait déclaré : « C'est moi ! »   A l'évidence, ni Mr Feuerstein ni le Préfet ne contrôlent plus rien, tout passe, et à une seule condition : être dans le giron de Laurent Wauquiez et de ses acolytes locaux, UMP (désormais ‘Les Républicains') en tête. La Préfecture laisse faire. C'est ça, apparemment, leur « république irréprochable ».

La construction de la maison Valentin s'est faite par le biais d'une véritable pantalonnade municipale. Le 14 avril 2008, le Conseil Municipal de St Just Malmont a attribué à Mme Louise Massardier et à Mr Pierre Boutte (son cousin) des terrains de la commune en échange de parcelles leur appartenant. La décision a été votée à l'unanimité puis, étrangement, envoyée en Préfecture pour validation un an plus tard. Cette délibération avait pour vocation annoncée de déplacer par l'échange de parcelles en question un chemin communal devant ainsi permettre à Pierre Boutte de faire construire une maison sur sa parcelle A 889, sans accès carrossable auparavant. D'abord, à la date du 14 avril 2008, cette parcelle A 889 n'existait plus, car elle venait d'être divisée le 26 mars 2008. Qui plus est, le 14 janvier 2008, lors du dépôt de sa demande préalable à cette division, Pierre Boutte avait clairement indiqué à la Mairie qu'il avait l'intention de faire passer l'adduction de réseaux d'eau et d'électricité non pas par le chemin communal mais à travers sa parcelle A1117 à lui, située en zone agricole. Accordé quand même! La parcelle A 889 n'existait donc plus. Ceci n'a pas empêché le fils de Pierre Boutte, le dénommé Ludovic, de déposer une demande de permis de construire (PC) sur cette ancienne parcelle A 889 bientôt inexistante. Accordé aussitôt, soit le 20 mars 2008 ! En réalité, Ludovic Boutte a fait bâtir sa maison sur la parcelle A 1248, issue de la division de la A 889. Puis la fille de Pierre Boutte, Annick, de vendre la deuxième parcelle ainsi créée (A 1247 ) le 29 octobre 2012 à Mr & Mme Valentin pour qu'eux aussi puissent construire une maison sur la A 889 divisée, avec, là aussi, passage à travers la zone agricole (devenue la parcelle A 1251) pour l'adduction des réseaux d'eau et d'électricité. Cette adduction s'est faite côté Ouest, alors que côté Est, l'accès par le chemin communal officiellement déplacé par délibération du Conseil Municipal le 14 avril 2008 pour les besoins du permis de construire Boutte, n'a jamais existé. Ce qui n'a pas empêché le Maire, Christian Granger, d'envoyer la délibération d'avril 2008 en sous-préfecture pour homologation un an plus tard, en avril 2009, donc une fois la fraude clairement matérialisée sur le terrain du Grand Garay. Cela se fait au vu et au su de tous. C'est du grand n'importe quoi, mais en série.


Vue sur le chemin communal devant servir d'accès carrossable et tracé d'adduction
d'eau et d'électricité à la maison de Mr & Mme David Valentin. Ils ont préféré
se faire un chemin à travers la zone agricole, qu'on voit au fond, à droite.
C'est une violation flagrante des termes du PC délivré par le maire,
Frédéric Girodet. Ce dernier laisse faire.

Un document d'arpentage (DA) en date du 26 mars 2008 supprime donc la parcelle A 889 au Grand Garay, la divisant en deux nouvelles parcelles, les A 1247 et A 1248. La A 1238, parcelle en zone agricole, est de son côté divisée pour créer les nouvelles parcelles A 1251 et A 1252. David Valentin fait construire illégalement sa maison sur la A 1247, Ludovic Boutte fait construire illégalement la sienne sur la A 1248. Mais la A 1248 est désormais enclavée par la A 1247 qui, elle, est enclavée par la zone agricole, le déplacement du chemin communal situé à l'Est n'ayant jamais eu lieu en réalité. Peu importe ! Nos deux nouveaux propriétaires passeront allègrement à travers la A 1251, en zone agricole, pour accéder à leurs demeures et y faire passer l'adduction d'eau et d'électricité. Pourquoi se compliquer l'existence en respectant les règles d'urbanisme lorsqu'on a un maire aussi souple que Frédéric Girodet et surtout une notaire aussi créative que Sophie Sabot- Barcet pour faciliter la tâche ? Ne craignant plus rien, Ludovic Boutte a clôturé sa propriété côté Ouest en y érigeant mur et portail puis, sachant que le Parti Radical de France (PRF) enquêtait sur l'affaire, il a déposé une demande de clôturer en date du 17 mai 2013, aussitôt accordée (le 3 juin 2013) par le maire Frédéric Girodet, pour le mur et le portail déjà érigés depuis des années et, cerise sur le gâteau, ceci sur la parcelle A 889 supprimée cinq ans plus tôt ! Tout ceci se fait dans un secteur déclaré ‘privé' par la famille Boutte, le prolongement de la rue du Dr Besquet étant censé toujours se trouver sur les terrains appartenant à la famille Boutte (et par conséquent - mais qu'à cela ne tienne - en zone agricole !) Ceci n'empêchera pas Ludovic Boutte de donner son adresse comme « 17, allée du Dr Besquet  » (donc, sur une voie publique) et d'accoler ce numéro 17 sur le pilier de son portail. Suite à de nouvelles interventions du PRF, Mr Boutte a décidé fin 2014 d'enlever le panneau « propriété privée » se trouvant à l'entrée de ce « prolongement du chemin communal ». Privé ? Public ? Euh, ça dépend du contexte, monsieur le Procureur  ! C'est bien ça, « l'esprit de la Haute-Loire » version Laurent Wauquiez. Bienvenue chez les escrocs.


L'entrée de la propriété de Ludovic Boutte au 17 de la rue du Dr Besquet, fin février 2014. Joli portail, n'est-ce pas ? Oui, mais nous sommes dans une zone agricole, donc ni le portail, ni le chemin qui est derrière et qui mène à la maison, ne devraient exister, selon la loi. A St Just-Malmont, il y a la loi,
puis il y a ce qu'on fait. C'est l'esprit de Laurent Wauquiez, escroc de renom.

Une fois le système mis en place, on se régale. Le 2 décembre 1988, Victorine Boutte vend aux époux Salique/Farre la parcelle A 997, puis l'année suivante elle vend la A 998 à la famille Ravel. Un CU a été délivré le 3 mars 1998 pour ces deux parcelles. Ce CU est un faux, car il prétend que les deux parcelles sont desservies par une voie carrossable avec adduction d'eau et d'électricité, alors que les deux parcelles étaient enclavées par la parcelle agricole A 895. Un plan de situation joint au CU montre clairement l'intention de desservir ces parcelles en créant un chemin (dessiné en pointillé) le long de la façade Ouest de la parcelle A 997, donc en zone agricole. Dans le dossier du PC de Roger Ravel pour la A 998, on voit que l'eau et l'électricité arrivent chez lui côté Est, donc là encore, à travers la zone agricole. Dans l'acte de vente Boutte /Salique le 2 décembre 1988, à la page 4, rubrique ‘convention de servitude', il est précisé : « l'accès se fera à l'Ouest du terrain présentement vendu sur le chemin à créer par les acquéreurs tout le long de la parcelle vendue'. Comme pour la vente Boutte /Valentin vingt ans plus tard, la famille Boutte vend à un tiers une servitude de passage à travers une zone agricole pour la construction d'une maison. C'est illégal, mais ça rapporte. Le système fonctionne toujours sur les mêmes bases au bénéfice de la même famille.

Le 3 février 1995, un arrêté municipal autorise un nouveau lotissement Boutte et la création de la nouvelle parcelle A 1100 (DA du 16 février 1995) à usage de chemin régularise ainsi l'accès de la famille Salique à la parcelle A 997 ainsi que celle de la famille Ravel à la A 998, soit six ans après la délivrance des permis de construire. Cependant, à ce jour, la propriété Ravel est toujours alimentée par les réseaux d'eau et d'électricité traversant la zone agricole côté Sud de la A 998, ce qui explique l'achat bizarre pour un prix de 2 286 euros de la parcelle A 1237 d'une superficie de 110 m2 en zone agricole le 12 décembre 2007 à Pierre Boutte. 20 euros le mètre carré? Ca revient cher si c'est juste pour y faire pousser des poireaux. Explication du texte (et du tarif) : c'est dans cette petite parcelle longiligne que passent les réseaux d'eau et d'électricité alimentant la maison Ravel. Le bout de terrain leur appartient désormais – mais il est toujours en zone agricole, donc destiné aux poireaux, pas aux tuyaux.

Document d'arpentage établi le 26 mars 2008 pour le saucissonage des parcelles situées à côté du chemin communal menant au Grand Garay. La parcelle A 1251, ainsi que la A 1250, est en zone agricole. C'est sur ces deux parcelles que passe le nouveau 'prolongement' de la rue du Dr Besquet servant d'accès (illégal) aux maisons de Ludovic Boutte et David Valentin.


La voie carrossable menant, à travers la parcelle A 1251 puis la parcelle A 1250, toutes deux
en zone agricole, à la maison de Mr & Mme David Valentin, qu'on aperçoit au fond, à gauche.

Il existe donc sept parcelles juxtaposées dans ce secteur du Grand Garay, toutes vendues ou construites par la famille Boutte entre 1975 et 2012, et qui ont toutes la particularité d'avoir été rendues constructibles par l'usage de faux documents et avec la complicité des autorités locales. Il s'agit de la parcelle A 1247 avec la parcelle A 1250 jointe, vendues aux époux Valentin, de la parcelle A 1248, construite par Ludovic Boutte pour sa propre habitation, de la parcelle (désormais) A 1131 vendue à Mr Spézia, de la parcelle A 894 vendue aux époux Giraud, de la parcelle A 997 vendue aux époux Salique de la parcelle A 998 vendue aux époux Ravel. Au bas mot, on peut estimer la plus value produite par ces opérations frauduleuses à 600 000 euros glanés pour la famille Boutte. La fraude, ça paie, du moins, pour l'instant. Tout le monde est au courant, à commencer par la gendarmerie de St Didier-en-Velay, et on laisse faire.

Et pourtant, cette commune de St Just Malmont est déjà connue pour ses faux et usages de faux en matière d'écritures publiques. Le 20 octobre 2009, le Tribunal correctionnel du Puy-en-Velay (43) a condamné Mr Bruno Samuel, Directeur de Services à la Mairie de St Just Malmont, à trois mois de prison avec sursis pour avoir rédigé une fausse délibération du Conseil Municipal courant juillet 2003. Marcel Combier, premier adjoint au maire de l'époque (Adrien Glasian), a écopé d'un mois de prison avec sursis dans le même jugement du 20 octobre 2009. Ce qui n'a pas empêché Bruno Samuel, toujours en poste, de continuer à avaliser toutes ces fraudes à l'urbanisme. Sentiment d'impunité chez les uns, de toute-puissance chez les autres, de peur chez ceux qui s'y opposeraient. En avril 2014, Frédéric Girodet, maire de St Just Malmont, est récompensé pour ses bons et loyaux services en matière de fraude à l'urbanisme. On le nomme désormais président de la Communauté de Communes Loire-Semène. La petite mafia locale se croit intouchable.


Frédéric Girodet avec Laurent Wauquiez
le 14 juillet 2015 à St Just Malmont.

Petite mafia, oui. Comment expliquer autrement l'influence démesurée de Mr Pierre Boutte, agriculteur retraité sans instruction et alcoolique notoire ? Son fils Ludovic a largement trempé dans le trafic de stupéfiants pendant que ses parents et grands-parents trempaient dans les fraudes à l'urbanisme. Jamais d'enquête, jamais de soucis, on est protégés par les autorités locales. Mais pourquoi donc ? La réponse tient en trois lettres : SAC. Pierre Boutte faisait partie de cette association de malfaiteurs dissoute par le Président François Mitterrand le 3 août 1982 suite à la tuerie d'Auriol. C'est ce même Pierre Boutte qui a assassiné le Dr René Besquet en 1995, chez lui à Malmont, lors d'une soirée ‘entre amis' qui a mal fini pour le médecin. Le Dr Besquet, bienfaiteur de la commune, s'était rendu compte qu'il se faisait spolier par Pierre Boutte et avait décidé d'y mettre fin. Les jours suivants l'assassinat, on avait fait croire que le Dr Besquet était mort d'une crise cardiaque. Petit problème: des voisins avaient entendu des coups de feu. La version crise cardiaque a donc cédé la place à la version ‘suicide'. On a enterré le Dr Besquet en toute hâte, les médias n'en ont pas soufflé mot, aucun hommage n'a été rendu au mécène local - et Pierre Boutte s'est mis au vert pendant dix jours, le temps qu'on enterre l'affaire simultanément avec le cadavre. Quand l'ancien maire Pierre Royon est mort, au contraire, on a observé une minute de silence au Conseil Municipal. Pierre Boutte, lui, est décédé (c'est commode pour l'enquête, non?) en avril 2015, à l'âge de 66 ans. On en a fait tout un plat. Le petit gangster de l'UMP a eu droit à tous les honneurs. Voici ce qu'en a dit le bulletin municipal (N°32) ‘La Trame' dans son édition de mai 2015, sous la touchante rubrique 'Hommage'  :

« Pierrot Boutte nous a quitté trop tôt, à l'âge de 66 ans. Très attaché à son village de Malmont, il reprend la ferme familiale et la développe avec son épouse, Elisabeth. Ils auront deux enfants, Annick et Ludovic, qui leur donneront quatre petits-enfants. Pierrot a été conseiller municipal sous le mandat de Pierre Royon, de 1983 à 1995. Il militera activement pour l'installation de réseaux d'assainissement desservant l'ensemble du village, se battra pour la pérennisation de l'école de Malmont et sera un ardent défenseur de la construction de la route du Cotonas qui rapprochera ainsi le village de Malmont à Saint-Just. Pendant 22 ans, il a assuré le déneigement du secteur de Malmont pour le compte de la commune, faisant l'unanimité de la population concernée quant à l'efficacité de son travail. Il avait opté dès l'âge de 55 ans pour une retraite anticipée, dont malheureusement il aura peu profité. Depuis quelques mois, il avait été affecté par des problèmes de santé qu'il avait vaincus. Cette maladie qui plonge dans la détresse et la peine tant de familles, il l'a combattu entouré par ses proches jusqu'au bout de ses forces. Le 18 avril 2015, l'église et la place de Malmont étaient trop exigües pour accueillir tous ceux qui souhaitaient lui rendre un dernier hommage. Proches, voisins, amis, agriculteurs et représentants des organismes agricoles n'oublieront pas son intelligence et son sens de l'humour si particuliers. »

Son intelligence et son sens de l'humour, voyons. On a les intellectuels qu'on peut, n'est-ce pas, Mr Wauquiez?

Pierre Boutte, héros. René Besquet, zéro. Non, mais c'est quoi cette commune ?

"St Just-Malmont, c'est l'esprit de la Haute-Loire"

"St Just-Malmont, c'est l'esprit de la Haute-Loire", selon Laurent Wauquiez. C'est plutôt l'esprit des petits mafieux, des menteurs et des escrocs, des pervers et des fachos. En un mot, c'est du Wauquiez. Wauquiez, c'est ce Lyonnais élevé à Paris qui se dit originaire de la Haute-Loire. Wauquiez, c'est celui qui dit que, quand son ami Frédéric Mitterrand viole des enfants au Maroc ou en Thaïlande, ça relève de sa vie privée. A vomir. Vous êtes un salaud, Mr Wauquiez - et probablement un pédophile aussi. Wauquiez, c'est celui qui insulte tout le Plateau de la Haute-Loire en prétendant que le sauvetage des Juifs sous l'Occupation fut le seul fait du Chambon-sur-Lignon où est installée sa mère-maire, l'inénarrable Eliane Motte-Wauquiez. Wauquiez, c'est celui qui a été lancé en politique par Jacques Barrot, une ‘promotion-canapé' obtenue grâce aux bons et loyaux services très intimes de la mater auprès de Barrot le si chrétien coureur de jupons. Quand Barrot est mort en décembre 2014, Wauquiez disait : « Jacques Barrot a été pour moi un père ». Pour une fois, il disait peut-être la vérité, pour confirmation il faut demander à sa mère-maire, elle y était - mais elle ne vous dira sûrement pas. Les coulisses du petit show Wauquiez sont plus que sombres. Wauquiez, c'est celui qui n'a jamais fait un seul jour de travail honnête de sa vie, qui vit de l'argent de l'Etat, donc du nôtre, tout en fustigeant sans cesse la mentalité d'assisté des Français, tous fainéants et fraudeurs au RSA que nous sommes, c'est connu. Et St Just Malmont, commune-martyre, c'est l'esprit fourbe et malsain, non pas de la Haute-Loire, mais de Laurent Wauquiez et de sa sale petite clique.


Association de pédophiles: Wauquiez avec le violeur d'enfants
Frédéric Mitterrand en 2010.
C'est très drôle, n'est-ce pas, espèce de salaud.

La place de Wauquiez, ce n'est pas à la Présidence de la Région Rhône-Alpes-Auvergne, mais plutôt en prison. Le cas de son collègue à l'UMP, Alain Joyandet, nous permet d'espérer un retournement de situation et un rétablissement du droit à St Just Malmont. Décidément, l'urbanisme, ça les attire. Affaire à suivre pour le PRF...

Flashback à juin 2010 :

  Joyandet épinglé pour un permis de construire près de Saint-Tropez.

POLEMIQUE Il aurait enfreint les règles en vigueur dans la commune…

Alain Joyandet arrive à l'Elysée, le 24 mars 2010.
Alain Joyandet arrive à l'Elysée, le 24 mars 2010.

Ça tuyaute, ça tuyaute en ce moment au Canard enchaîné. Après avoir ciblé Christine Boutin la semaine dernière, l'hebdomadaire se paye trois secrétaires d'Etat dans son édition à paraître mercredi. Rama Yade, pour le prix de sa chambre d'hôtel, Christian Blanc pour une affaire de cigares et Alain Joyandet, le secrétaire d'Etat à la Coopération, qui aurait enfreint les règles d'urbanisme et bénéficié d'un permis de construire illégal pour une maison qu'il entend faire bâtir près de Saint-Tropez. Selon l'hebdomadaire, le ministre a obtenu un permis de construire pour une villa de 231 m2, alors que les règles en vigueur sur la commune concernée, Grimaud, auraient dû limiter la superficie à 157,5 m2.

Alain Joyandet a démenti, via sa porte-parole. «Je conteste formellement toute illégalité dans la procédure ayant conduit il y a plus d'un an à l'obtention du permis de construire, qui d'ailleurs n'a pas été attaqué», a-t-il affirmé. D'après les informations du «Canard», il a acquis en 2008 une propriété de 12.000 m2 sur la commune de Grimaud, dont le maire Alain Benedetto est, comme lui, membre de l'UMP. Et pour agrandir le vieux mas provençal, Alain Joyandet a de nouveau fait marcher son réseau en faisant appel à un architecte, également membre de l'UMP locale, assure le Canard.

Récidiviste?

Le Canard enchaîné assure que le secrétaire d'Etat a présenté une demande de permis de construire pour agrandir de 46 m2 une maison de 185 m2, et parvenir ainsi à une superficie totale habitable de 231 m2. Ainsi, le projet est compatible avec les règles de la commune qui stipule que dans cette zone, «il est interdit d'agrandir une villa au-delà de 50% de sa surface habitable existante». Sauf que, d'après le journal satirique, la surface initiale de la maison a été surévaluée dans le permis de construire. Le mas ne ferait que 105 m2, ce qui, en vertu des règles en vigueur à Grimaud, limiterait la superficie finale à 157,5 m2.

Alain Joyandet a indiqué au Canard enchaîné s'être appuyé «sur un permis de construire accordé en 1974, pour 185 m2, à un ancien propriétaire qui avait commencé les travaux au rez-de-chaussée». Pour l'instant, il n'a fait aucun travaux, assure son entourage. Ce n'est pas la première fois que la presse épingle le secrétaire d'Etat à la Coopération: en mars dernier, elle presse avait révélé qu'il avait eu recours à la location d'un avion privé pour 116.500 euros, lors d'un déplacement ministériel en Martinique.

Puis, une semaine plus tard:

Après avoir révélé que le secrétaire d'Etat à la Coopération avait bénéficié d'un permis de construire bidon pour sa maison de Grimaud (Var), le Canard Enchaîné publie une note qui démolit sa défense.

Alain Joyandet (AFP)
Alain Joyandet

Le permis de construire bidon d'Alain Joyandet risque de le poursuivre longtemps.

Une semaine après avoir révélé que le secrétaire d'Etat à la Coopération et maire de Vesoul, qui souhaite faire agrandir sa maison de Grimaud (Var), avait bénéficié d'un permis de construire illégal, le Canard Enchaîné réitère en publiant un document accablant.

Dans son édition datée du 23 juin, le journal satirique retranscrit une note de service envoyée par le directeur de l'urbanisme de Grimaud Michel Bauc à son maire, l'UMP Alain Benedetto, dans lequel le premier demande au second l'annulation du permis de construire accordé à Alain Joyandet pour sa Villa, au motif que celui-ci a été obtenu par la fraude. "Il apparaît que la construction actuelle [de la maison] n'est pas conforme à ce qu'avait déclaré le cabinet DUA", écrit Michel Bauc dans sa lettre - datée du 19 mai 2009 - , avant d'ajouter que "la surface existante qui nous a été déclarée est donc fausse". 

Le secrétaire d'Etat à la Coopération, qui avait déjà été épinglé par la presse en mars pour avoir eu recours à la location d'un avion privé pour 116.500 euros, est soupçonné par le Canard enchaîné d'avoir, avec la complicité de son architecte Michel Bourcy, membre de l'UMP, et du maire de Grimaud Alain Benedetto (UMP), falsifié les documents nécessaires à l'obtention du permis de construire.

Le maire de Vesoul aurait ainsi présenté une demande de permis de construire pour agrandir de 46m² une maison de 185m², alors que son mas provincial en fait 105, déjà pourvue d'un étage - ce qui est faux -, et ainsi parvenir à une superficie totale habitable de 231 m2, alors que les règles en vigueur sur la commune concernée, Grimaud, auraient dû limiter la superficie à 157,5m². Dans une telle zone naturelle boisée, il est en effet interdit d'agrandir une villa au-delà de 50% de sa surface habitable existante.

Joyandet dément

"Je conteste formellement toute illégalité dans la procédure ayant conduit il y a plus d'un an à l'obtention du permis de construire, qui d'ailleurs n'a pas été attaqué", avait alors immédiatement réagi Alain Joyandet, cité par sa porte-parole, avant de déclarer sur le plateau de France 3 Franche-Comté qu'il "avait agi comme tout citoyen dans la transparence [...]", et d'assurer n'avoir "absolument rien à se reprocher" et être "totalement serein", indiquant toutefois au Canard Enchaîné s'être appuyé "sur un permis de construire accordé en 1974, pour 185m², à un ancien propriétaire qui avait commencé les travaux au rez-de-chaussée".

Insuffisant peut-être. La procureure de Draguignan Danielle Drouy-Ayral, interrogée par le journal satirique a, depuis, demandé "des éléments d'information sur le [dossier Joyandet ]", afin que "le travail administratif se fasse" avant de "commencer"...

Ensuite, en février 2014, l'affaire rebondit :

Perquisition en mairie dans l'affaire Joyandet à Grimaud

Publié le lundi 24 février 2014

Grimaud : perquisition en mairie dans l'affai - 24461364.jpg

Vue aérienne du mas provençal, au cœur de cette affaire d'urbanisme.

Lors de la perquisition à l'hôtel de ville, les enquêteurs s'intéressaient au dossier du permis de construire délivré à l'ex-secrétaire d'État Alain Joyandet.

Une perquisition s'est déroulée ces jours-ci en mairie de Grimaud, dans le cadre du dossier communément appelé '' l'affaire Joyandet ''.

« C'est la suite de l'enquête préliminaire » déclenchée par lajustice, confirme le maire Alain Benedetto. « Les enquêteurs ont pris des dossiers relatifs à la demande de permis de construire pour la propriété de M. Alain Joyandet » .

Rappel des faits : en 2005, l'ex-secrétaire d'État à la coopération, Alain Joyandet, rachète un mas provençal blotti dans les collines grimaudoises.

Décidé à l'agrandir, il dépose une demande de permis en 2008 pour une extension de 46 m 2. Problème, la superficie initiale de la résidence, surévaluée (185 m 2 au lieu de 105 m 2 ), fausse l'autorisation finale.

Tourbillon médiatique

Cependant, les travaux ne sont encore enclenchés quand, en juin 2010, l'affaire éclate. La possibilité d'une «erreur technique » avait été avancée par l'avocat d'Alain Joyandet. Dans la foulée, ce dernier avait préféré renoncer à ce permis, « dès lors qu'il y a débat juridique sur la validité du permis. »

« Un tourbillon médiatique », selon les mots d'Alain Benedetto lors de sa déclaration de candidature le 20 janvier dernier dans les colonnes de Var-matin.

Un mois plus tard, il campe sur la même ligne et argue de sa bonne foi : « Beaucoup de remous pour pas grand-chose. Je redis ce que j'ai déjà dit : le permis de construire a été instruit par les services sur les déclarations des pétitionnaires. Le dossier qui nous a été présenté n'était pas bon. C'est le lot quotidien au service d'urbanisme », relativise-t-il.

Candidat aux prochaines échéances municipales, le maire sortant n'a pas fait mystère de cette enquête et en a averti ses colistiers '' Pour servir Grimaud '' : « J'en ai parlé à tout le monde. Je n'ai rien à me reprocher, je n'ai rien à cacher ».

Tout juste fait-il remarquer que « cette histoire refait surface au moment de la campagne ». [Ndlr : dans la course à l'hôtel de ville, le maire sortant fait face, notamment à son ancien directeur du service de l'urbanisme, Michel Bauc ]

Affaire « pour laquelle je n'ai jamais été interrogé », souligne encore l'élu.

Depuis 2010, aucune demande de permis modificatif n'a été déposée. Après la médiatisation de cette affaire, Alain Joyandet aurait cédé cette propriété.

Plus de trois ans après la révélation des faits, cette perquisition remet sur la place publique une affaire - dans un contexte électoral - que les Grimaudois avaient quelque peu oubliée.

Source : ‘Var Matin'

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