Présidentielle: 11 sélectionnés
mais plus de 60 parrainés!

Le 19 mars 2017

Didier Tauzin, qui espérait pouvoir redresser le pays dépasse les 80 parrainages, loin devant Renaud Camus, qui n'en a recueilli qu'un seul !

Par François Falcon

Ce 18 mars, le Conseil constitutionnel a communiqué la liste définitive des parrainages validés pour la dixième élection présidentielle de la Cinquième République. Cette liste comprend plus de soixante noms, dont pas mal de revenants ou de parfaits inconnus.

En échappée se distingue le trio qui a littéralement écrasé la concurrence en recueillant trois à sept fois plus de parrainages que nécessaire, le maillot jaune étant paradoxalement le souffre-douleur de la gauche morale (François Fillon), avec plus de 3.635 soutiens d'élus. Il est logiquement suivi par le candidat officiel du PS, Benoît Hamon, qui a bénéficié du maillage socialiste pour s'assurer plus de 2.000 parrainages, tandis que la coqueluche des médias Emmanuel Macron pointe à la troisième place – prémonitoire, peut-être – avec près de 1.830 soutiens.

À quelques encablure se détache un petit groupe de cinq poursuivants qui ont pu valider leur candidature avec dix jours d'avance et une marge assez confortable. Dans cette fourchette des 600 à 800 parrainages, on trouve côte à côte Marine Le Pen et ses 25 % des intentions de vote, Jean-Luc Mélenchon et ses 10 % d'intentions, Nicolas Dupont-Aignan à 3 %, mais aussi des candidats à moins de 1 %, comme Nathalie Arthaud, de Lutte ouvrière, et François Asselineau , de l'UPR.

Ces cinq poursuivants ont été rejoints dans la dernière ligne droite par les trois qualifiés in extremis : Jacques Cheminade qui, avec ses 528 parrainages, va pouvoir participer à sa troisième présidentielle ; Philippe Poutou, du NPA, qui, à sa deuxième participation, va peut-être enfin réussir à faire oublier Olivier Besancenot ; et, cerise sur le gâteau, le pèlerin du Béarn, Jean Lassalle, que plusieurs mois de marche à la rencontre des Français ont convaincu de se présenter : on a hâte de le voir sur les plateaux et de profiter de sa gouaille réjouissante. C'est l'heureuse surprise de ce onze tricolore.

Mais la liste des parrainés éliminés est bien plus éclectique. Il y a là des personnalités politiques qui ont échoué dans leur entreprise comme Pierre Larouturou, fondateur de Nouvelle Donne, tout comme le chevènementiste Bastien Faudot, mais aussi Rama Yade et ses 353 soutiens, Michèle Alliot-Marie, Henri Guaino ou encore Jean-Pierre Gorges, quatre transfuges des Républicains.

On trouve aussi les plan B supputés qui avaient commencé à engranger au cas où : Alain Juppé , avec 313 parrainages, et François Baroin, avec 45 soutiens officiels, auxquels il faut ajouter l'écologiste Yannick Jadot, qui a négocié son retrait au profit de Benoît Hamon .

Enfin, deux candidats de la société civile tirent leur épingle du jeu avec plus de 130 parrainages : l'écrivain Alexandre Jardin et Charlotte Marchandise, la « candidate citoyenne », lesquels se hissent au-dessus de deux candidatures régionalistes : l'indépendantiste polynésien Oscar Temaru et le trublion breton Christian Troadec . Le régionaliste alsacien Paul Mumbach , quant à lui, se contente de 14 parrainages. Comme toujours, Nicolas Miguet a sa poignée de soutiens et le général Didier Tauzin, qui espérait pouvoir redresser le pays, dépasse les 80 parrainages, loin devant le théoricien du Grand Remplacement, Renaud Camus, qui n'en a recueilli qu'un seul !

D'autres personnalités qui n'avaient rien demandé ont été parrainées par un ou deux admirateurs facétieux : Hervé Morin, Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko- Morizet et Laurent Wauquiez mais surtout des revenants comme l'ex-ministre sarkozyste Éric Besson, l'ex-frontiste Jean-Claude Martinez, l'ex-écologiste Antoine Waechter, Jean-Louis Borloo, Daniel Cohn-Bendit et même Lionel Jospin. Bernard Cazeneuve et François Hollande bénéficient, eux aussi, d'un parrainage, ce qui les place au-dessous de parfaits inconnus tels que Stéphane Guyot, le « candidat du vote blanc », Kamel Messaoudi le candidat des démocrates musulmans, Robert de Prévoisin , le candidat royaliste, Régis Passerieux, « le poisson rose », mais aussi Olivier Régis, Bertrand Fessard de Foucault, Jean-Michel Levacher et Bernard Trambouze  !

Source : ‘Boulevard Voltaire'

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