Incendie du véhicule de police:
trois individus sur quatre relâchés !

 

Le 26 mai 2016

Par Sébastien Jallamion

À trop vouloir acheter la paix sociale, le gouvernement pourrait bien obtenir l'effet inverse.

Nous venons de l'apprendre : trois des quatre individus d'extrême gauche ayant été interpellés suite à l'incendie du véhicule de police occupé par deux policiers (un adjoint de sécurité et une gardienne de la paix) viennent d'être relâchés.

Pour mémoire, la vidéo de cette scène de violence inouïe où les policiers ont été pris à partie gratuitement alors qu'ils patrouillaient à bord du véhicule administratif avait suscité une vive émotion dans l'opinion, après avoir été partagée massivement sur les réseaux sociaux. Les auteurs avaient exprimé leur haine « anti-flic » jusqu'à positionner une pancarte portant l'inscription « poulets rôtis » devant le véhicule incendié.

Le comble : cette scène de violence s'est déroulée le 18 mai 2016 à Paris, le jour même où des policiers manifestaient dans toute la France pour dénoncer cette « haine anti-flic »  !

Rappelons que ce sont plus de 300 policiers qui ont été blessés en service depuis le début des émeutes que connaît notre pays, dont les auteurs appartiennent en quasi-totalité à des groupuscules d'extrême gauche.

Interpellé à l'Assemblée nationale par les députés Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard, Bernard Cazeneuve s'était retranché derrière un hypothétique « État de droit » pour justifier son refus de dissoudre les organisation d'extrême gauche impliquées dans ces violences urbaines, allant jusqu'à donner une « leçon de droit » à Maitre Collard, laquelle lui est revenue de manière cinglante, ce dernier lui rappelant les dispositions législatives en vigueur autorisant le ministre de l'Intérieur à dissoudre ces groupes dès lors qu'ils commettent des troubles à l'ordre public.

Si les policiers blessés ont été, en grande pompe, reçus par François Hollande et Bernard Cazeneuve pour être honorés (l'aspect théâtral de la cérémonie n'aura échappé à personne), voilà que dans les faits la justice continue sur la voie du laxisme, envoyant dès lors un message fort : celui de l'impunité.

Or, c'est bel et bien le sentiment d'impunité qui est la première cause de l'augmentation historique des actes violents dans notre pays (le nombre d'agressions n'a jamais été aussi fort qu'en 2014, au point que la comptabilisation statistique en a été changée), et tant que la certitude et l'exemplarité des peines infligées à leurs auteurs resteront lettre morte, la tendance ne s'inversera pas.

Par ailleurs, il est incompréhensible que des personnalités politiques, telles qu'Olivier Besançenot, des organisation syndicales, telles que la CGT, des associations ou collectifs, comme le Collectif national étudiant, puissent à grand renfort de médias dénoncer des prétendues violences policières et inciter ainsi une partie de la population à s'en prendre aux forces de l'ordre, sans que l'exécutif ne lève le petit doigt.

À trop vouloir acheter la paix sociale, le gouvernement pourrait bien obtenir l'effet inverse.

Enfin, il convient d'affirmer que cette décision de justice risque fort de résonner comme une nouvelle provocation de nos institutions envers les forces de l'ordre en général, et les fonctionnaires de police en particulier, à quelques jours de l'expression légitime de leur colère.

Source : ‘Boulevard Voltaire'

Notre site/Home page