Loi Veil et regroupement familial:
les deux faces du suicide français

Par Frédéric Pichon

Le 4 mai 2016

Sans y voir la marque d'un quelconque complot, il n'est pas anodin de voir un parallèle entre ces deux dernières lois votées à un an d'écart.

À l'heure où le peuple français est confronté à une vague migratoire inédite voulue et encouragée par l'oligarchie technocratique et mondialisée, et de nature à porter atteinte à sa substance même de manière définitive, il n'est pas inutile de rappeler l'incroyable responsabilité de la droite libérale dans ce suicide français.

C'est sous le gouvernement Giscard qu'ont été votées les premières prétendues lois antiracistes de 1972 dites Pleven, qui en réalité visaient à sanctionner les donneurs d'alerte face aux prémices de l'immigration de peuplement et l'abandon de la souveraineté monétaire et financière, avec l'interdiction à l'État de se financer auprès de la Banque de France. Le mondialisme était déjà en route.

Mais avec la loi sur le regroupement familial votée en 1974, c'est le début de l'immigration de peuplement qui a pris la relève de l'immigration du travail voulue par le patronat pour faire baisser les coûts salariaux.

Or, l'année suivante était votée la loi Veil autorisant le recours à l'avortement.

Sans y voir la marque d'un quelconque complot, il n'est pas anodin de voir un parallèle entre ces deux dernières lois votées à un an d'écart.

Au moment où le Parlement s'attaque à la vie et aux ventres des femmes françaises par l'avortement, il confie le soin d'assurer le renouvellement des générations par les femmes issues de l'immigration de masse. Le Grand Remplacement était déjà en germe. Il y a quelque chose de symbolique dans cette concomitance.

Quelques décennies plus tard, le technocrate mondialiste Juppé n'hésitait pas, avec un incroyable cynisme, à rappeler que l'immigration était un moyen pour faire venir une main-d'œuvre et des populations susceptibles de pallier le problème des retraites.

C'est aussi la position du patronat allemand qui, pour faire face à une population vieillissante, a largement encouragé ces derniers mois l'arrivée de millions de réfugiés sur les côtes de la vieille Europe.

Il serait vain de blâmer ces populations fuyant la misère et la guerre, si les Français et les Européens ne sont pas animés par un profond respect pour la vie humaine et une politique familiale vigoureuse et ne renoncent pas à un consumérisme hédoniste et individualiste.

En d'autres termes, un patriote sincère ne peut être cohérent s'il ne défend pas vigoureusement la vie qui repose sur l'union d'un homme et d'une femme en même temps qu'il défend les remparts de sa cité.

« Honore les dieux, aime ta femme et défends ta patrie »  : tels étaient les mots d'Hector de Troie défendant les murs de la cité contre les envahisseurs qui y étaient entrés par ruse.

La famille est, en période de crise, le principal lieu de résistance aux totalitarismes mondialiste et niveleur, parce qu'elle transmet naturellement un héritage, une éducation, une langue… Elle est le premier lieu vital dans lequel les personnes s'enracinent et le premier rempart de notre identité et de nos libertés.

Soit la France et l'Europe renouent avec leur identité profonde par une politique familiale énergique et la réhabilitation d'une figure virile de l'homme et elles sortiront du chaos.

Soit, gavée de subventions au Planning familial, à la Gay Pride et idôlatrant Conchita Wurst comme icône de l'homme nouveau, elle sera mûre pour une dhimmitude définitive et irréversible.

Vieille Europe, tu as le choix entre la mort et la vie. Il est temps de choisir…

Source : ‘Boulevard Voltaire'

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