Critique de l'islam:
la France réclame
8.000 euros à un Suisse.

Le professeur Sami Aldeeb, né en Cisjordanie, de nationalité suisse, n'en est toujours pas revenu.


Par Pierre Cassen

Militant associatif et auteur

Fondateur de Riposte Laïque

Le 15 février 2016

Le professeur Sami Aldeeb, né en Cisjordanie, de nationalité suisse, n'en est toujours pas revenu. Spécialiste mondialement reconnu du droit arabe et musulman, ayant traduit le Coran dans plusieurs langues, il était venu témoigner à Paris, devant la 17e chambre. La cause : une plainte de la LICRA contre un ressortissant suisse, directeur de publication d'un site helvétique, ayant diffusé sur Internet le texte d'un apostat tunisien hostile à l'islam.

Éberlué, il a vu comment fonctionnait la justice française. La LICRA fait un « signalement » au parquet. Le substitut du procureur, Solène Gouverneyre, décide d'instruire la plainte, s'appuyant sur le trop célèbre article 24-8, « incitation à la haine contre un groupe de personnes… en raison de leur appartenance religieuse » . Elle demande une amende de 5.000 euros contre le directeur de publication suisse. Dans la foulée, l'association présidée par Alain Jakubowicz décide de se porter partie civile et de réclamer 3.000 euros de dommages et intérêts. Belle stratégie : la LICRA dénonce, laisse l'État instruire une plainte et veut passer à la caisse !

Le professeur est d'autant plus étonné que, lors de son témoignage devant le tribunal, il confirmera que le pamphlet de l'apostat tunisien Salem Ben Ammar, sur la sexualité en islam, est conforme aux textes sacrés du Coran. Il rappellera que tout musulman doit les appliquer dès que le rapport de force le lui permet. Il s'étonnera que les associations françaises dites antiracistes ne poursuivent pas les imams prêcheurs de haine, mais seulement ceux qui les combattent.

L'avocat du directeur de publication suisse, Maître Haddad, contestera avec un certain bon sens le fait que la justice française puisse se sentir compétente pour instruire une affaire qui, selon lui, relève de la seule justice suisse. Il lui sera répondu, avec une certaine arrogance, par le procureur et l'avocat de la LICRA, Sabrina Goldman, qu'à partir du moment où le texte est disponible en France, par Internet, cette affaire relève de la justice de notre pays. Les deux femmes ajouteront que ce qui est valable pour Internet l'est également pour la télévision.

Maître Haddad les interpellera alors et leur demandera pourquoi elles ne poursuivent pas Donald Trump, qui a affirmé que les États-Unis ne devaient plus accueillir un seul musulman sur leur sol américain, déclaration qui a été reprise sur nombre de sites français. Il eut droit à un silence méprisant.

Il a déposé une requête pour irrecevabilité de la plainte du procureur Gouverneyre, dont le résultat sera connu le 6 avril prochain. S'il était débouté, cela signifierait que les duettistes parquet-antiracistes ne se contenteraient plus de traîner devant les tribunaux tous les Français qui alertent nos compatriotes sur la réalité de l'islamisation de notre pays. Ils auraient le privilège exorbitant de convoquer devant la 17e chambre les Geert Wilders, Oskar Freysinger, Tommy Robinson, Pamela Geller, Robert Spencer, Boualem Sansal, Kamel Daoud et tous ceux qui, dans le monde, risquent leur vie pour préserver nos libertés, attaquées par les soldats d'Allah.

Les droits de l'homme en terre d'islam, qui conditionnent la liberté d'expression à sa compatibilité avec la charia, s'appliqueraient alors à tous les citoyens du monde, sous le contrôle des juges et des antiracistes français.

Comme le disait le professeur Sami Aldeeb, en conclusion de sa vidéo : « J'ai découvert qu'en France, c'est vraiment le monde à l'envers. »

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