Hashim Thaçi, « chef de la pègre », est élu nouveau « président » du Kosovo.

Dans le rapport sur le « Traitement inhumain des personnes et le trafic d'organes humains au Kosovo », M.  Thaçi est cité 24 fois en 29 pages !

Par Nikola Mirkovic

Responsable d'une association humanitaire

Le 28 février 2016

Après dix heures de tractations, trois tours de vote, un gazage lacrymogène et des échauffourées, le « Parlement » du Kosovo a finalement élu, le 26 février, le nouveau président du Kosovo : l'actuel « ministre des Affaires étrangères » Hashim Thaçi. À l'extérieur, les opposants lançaient des cocktails Molotov sur la police et, quand ils disparurent, les partisans de Thaçi déambulèrent dans les rues de Priština avec des drapeaux albanais, américains et kosovars en scandant le nom du groupe terroriste « UCK » et en tirant leurs révolvers en l'air pour manifester leur joie.

Dans l'Assemblée du Kosovo se trouvaient, ce jour-là, le chef du bureau de l'Union européenne au Kosovo et l'ambassadeur américain, qui étaient venus s'assurer que leur favori, M.  Thaçi, était bien élu. Car M. Thaçi est bien le poulain de Bruxelles et de Washington, c'est lui qui a été imposé lors des négociations avec Belgrade, en 1999, à Rambouillet et, depuis cette promotion, il règne sur le Kosovo comme un seigneur de guerre.

Hashim Thaçi est l'ancien chef de l'UCK, groupe qui est responsable, entre autres, de plus de 1.885 attaques et 288 assassinats rien qu'en 1998. Même l'envoyé spécial de Bill Clinton dans les Balkans, Robert Gelbard, a qualifié ce groupe de « terroriste » et pourtant, c'est sur l'UCK que l'OTAN va s'appuyer pour lutter contre l'armée régulière yougoslave et coordonner ses bombardements illégaux en 1999. Fort heureusement, ce que l'OTAN cache pendant les bombardements ne restera pas longtemps secret.

Dans le rapport du Conseil de l'Europe sur le « Traitement inhumain des personnes et le trafic d'organes humains au Kosovo » , M.  Thaçi est cité 24 fois dans un document de 29 pages ! Le rapport accuse M.  Thaçi de nombreux crimes et d'être entre autres le « plus dangereux des parrains de la pègre de l'UCK ». Un rapport de l'OTAN, fuité par le quotidien anglais The Guardian en 2011, révèle que Thaçi est un « des plus gros poissons » du crime organisé au Kosovo. Même l'ex-procureur du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, Carla Del Ponte, qu'on ne peut pas vraiment soupçonner de sympathie pro-serbe, accuse la tête de l'UCK d'être responsable de nombreux trafics, dont le trafic d'organes. Les documents et témoignages à charge contre Thaçi sont nombreux et, pourtant, c'est lui que les pays atlantistes imposent encore aujourd'hui à la tête du Kosovo.

La guerre déclenchée contre la Serbie par l'OTAN n'avait rien à voir avec la démocratie ni les droits de l'homme: la démocratie au Kosovo est un cirque, la région est devenue une des plus pauvres d'Europe et le dernier rapport d' Amnesty International (qui ne reconnaît pas l'indépendance du Kosovo, tout comme l'ONU, la Russie, l'Espagne, le Vatican, l'Inde) épingle la violence, les pressions et les actes antichrétiens qui se poursuivent au Kosovo encore aujourd'hui. Seuls l'OTAN, la classe politique, le crime organisé et quelques très grandes multinationales issues du camp atlantiste tirent leur épingle du jeu, et c'est pour cela qu'ils ne souhaitent surtout pas changer la situation actuelle et qu'ils soutiennent leur homme lige dans le « pays » qu'ils ont eux-mêmes créé.

Source: 'Boulevard Voltaire'

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