Killiary est son nom…

Le 26 mai 2016

Par Hildegard von Hessen am Rhein

La doctrine des néocons est de faire des guerres préventives à des pays qui pourraient remettre en question leur hégémonie sur le monde.

Un surnom qui rassemble trois calamités à la fois : « kill » (tuer), « liar » (menteuse), et du prénom ne restent que deux lettres.

Elle s'est réjouie ouvertement de l'ignoble lynchage de Kadhafi : « Nous sommes venus, nous avons vu et il est mort », suivi d'un rire vulgaire et de s'applaudir elle-même. La même traite Poutine de Hitler.

Washington vient de faire main basse sur le Brésil par la destitution de ladite corrompue Dilma Rousseff – d'une grande influence dans les BRICS, pro-russe – pour mettre en place un agent de la CIA tout aussi corrompu, Michel Temer , qui est pour le TAFTA – ce qui n'était pas le cas de Rouseff, selon WikiLeaks. Ce qui met un terme à la bonne collaboration entre les BRICS et la Russie.

La réponse de Moscou ne s'est pas fait attendre : selon le juge Napolitano sur Fox News , Moscou, qui possède 20.000 courriels de «  Killiary  », pourrait les publier. C'est ce qui est en train de se passer ces jours-ci sur Russia Today édition américaine, qui nous révèle des courriels de la boîte privée de «  Killiary  », lesquels indiquent clairement que ce sont des Saoudiens qui ont financé l'attaque contre l'ambassade américaine à Benghazi, où l'ambassadeur américain Christopher Stevens fut sauvagement assassiné. «  Killiary  » savait, mais dormait à ce moment-là. Je n'oublie pas Obama , responsable en chef, ni Sarkozy et son diplomate de pacotille BHL. Pour l'instant, nous sommes dans la guerre de communication, jusqu'à nouvel ordre.

Vladimir Poutine vient d'avertir ces derniers jours les États-Unis : « Si c'est Hillary, c'est la guerre » , comme le rapporte The European Union Times . Cependant, Vladimir Poutine, contrairement à ce qui est répandu par la «  Propagandastaffel  » de Washington, abondamment relayée par les médias aux ordres occidentaux, n'est pas le belligérant que l'on croit. Depuis que le docile Eltsine a disparu de la circulation, la Russie – le plus grand pays du monde, faut-il le rappeler – s'est relevée sous la poigne de Vladimir Poutine. On ne peut ressusciter le plus grand pays du monde en pleine décomposition sans poigne. Que cela soit dit à l'attention des esprits chagrins de mauvaise foi et/ou aux ordres. En outre, la Russie a assez à faire sur l'immensité de son territoire, l'exploiter économiquement. Comment peut-on, dans ces conditions, imaginer qu'elle veuille reprendre possession de ses satellites ex-soviétiques, comme Washington veut le faire croire ?

Par la publication des courriels de «Killiary», le Kremlin donne un coup de pouce formidable à Donald Trump, dont les éclairés, lucides, espèrent la victoire sur «Killiary».

Last but not least , il doit avertir les vassaux de Washington que, s'ils persistent à encercler la Russie par l'OTAN, la Russie ne se laissera pas faire. Washington essaye avec difficulté (il faut le dire) de faire adhérer la Finlande, qui possède une frontière directe avec la Russie. Les Finlandais sont contre.

Pour ceux qui l'auraient oublié, je rappelle que la doctrine des néocons de Washington est de faire des guerres préventives à des pays qui pourraient remettre en question leur hégémonie sur le monde.

En conséquence, la victoire de «Killiary» signifierait la guerre, dont nous, Européens, serions les premières victimes. Il reste à espérer la victoire de Trump, encore une fois, et que les caciques européens reprennent leurs esprits, car le Kremlin ne plaisante pas. Nous voilà revenus à la période pré-Reagan de la guerre froide, laquelle, cette fois, est en passe de dégénérer vraiment, comme le craignent si bien Kissinger, Noam Chomsky et Paul Craig Roberts, ancien sous-secrétaire au Trésor de Ronald Reagan.

Source: 'Boulevard Voltaire'

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