Khodorkovski, « suicide » annoncé ?

Le 24 décembre 2015

Un mandat d'arrêt international a été lancé par la Russie à l'encontre de l'escroc international complice d'assassinats, Mickael Khodorkovski.

Les médias occidentaux préfèrent parler de « l'opposant à Vladimir Poutine, Mickael Khodorkovski », insinuant que les poursuites dont fait l'objet cette crapule, aujourd'hui comme hier, sont politiquement motivées.

Les faits sont pourtant particulièrement clairs. La justice russe, qui a également ordonné le placement en détention par défaut de l'ancien PDG du groupe pétrolier Ioukos, soupçonne M. Khodorkovski d'être le commanditaire de l'assassinat d'un maire en Sibérie il y a 17 ans.

La victime, Vladimir Petoukhov, était le maire de Nefteïougansk, une ville où était installée une ancienne filiale de Ioukos, alors propriété de M. Khodorkovski. L'ancien chef de la sécurité de Ioukos, Alexeï Pitchouguine, a été condamné en 2007 à la prison à perpétuité pour cet assassinat.


M. Khodorkovski est également accusé de tentative d'assassinat de Viatcheslav Kokochkine, le garde du corps de Petoukhov qui était à ses côtés le jour du meurtre, ainsi que de celles en 1998 et en 1999 de l'homme d'affaires Evgueni Rybine, directeur de la compagnie East Petroleum Handelsges basée à Vienne.

Il est bien connu que la « période Eltsine » a permis à ceux qui allaient être appelés « Oligarches » de s'enrichir en volant les richesses de la Russie et en assassinant ceux qui se mettaient en travers de leurs projets.

Actuellement réfugié à Londres, Khodorkovski a déjà indiqué qu'il ne se soumettrait pas à cet ordre judiciaire. On peut par ailleurs douter de la volonté de Londres de l'extrader : on se souvient du cas de Boris Berezovsky, également assassin-escroc prétendant être victime d'une cabale politique de la part de Vladimir Poutine, que les Anglais avaient plusieurs années durant refusé d'extrader. Jusqu'à ce qu'il ne décide de se suicider. Suicide qui, selon certaines « suggestions », pourrait avoir été « assisté » par les services secrets britanniques à la demande du gouvernement de Sa Majesté, désireux de se débarrasser d'un « réfugié » encombrant qui appelait au putsch en Russie.

Khodorkovski va-t-il suivre le même chemin? Tout est possible puisque depuis sa grâce par Vladimir Poutine et sa libération, il ne cesse d'appeler à une révolution en Russie. Les Anglais seront-ils aussi patients qu'avec Berezovsky? Ou Khodorkovski sera-t-il rapidement tellement déprimé qu'il mettra fin à ses jours? L'avenir le montrera.

Notre site