Stéphane, on t'aime !

Par le PRF à Rennes, le 25 mai 2015.

Il y a quelque chose d'irrésistible dans le flot de bêtises débité par Stéphane Durand-Souffland pour le procès d'Outreau tierce. Il est dans son monde à lui, entouré de 'ténors du barreau' tous plus nuls les uns que les autres, sûr de son fait, se reposant sur ses lauriers d'idiot utile à la cause de la pédocriminalité institutionnalisée. Cet article paru pour le 'Figaro' il y a quelques jours nous a séduits particulièrement. Il suffit de lire Stéphane Durand-Souffland (S.D.S.) avec un peu de recul pour se rendre compte à quel point sa mauvaise foi dépasse toutes les bornes judiciaires. Tous les jusqu'auboutistes-complotistes-négationnistes de France et de Navarre ont l'occasion quasi quotidienne de se taper le cul par terre en lisant de tels billets. Exemple : "Les enfants victimes ont comparu à Saint-Omer dans le box des accusés, alors que les accusés étaient dans la salle d'audience, au milieu du public et de la presse. Cette assertion ridicule, colportée par des gens qui n'étaient pas présents à Saint-Omer, repose sur un fait avéré: les dix-sept enfants concernés ont déposé depuis le box habituellement dévolu aux accusés. Là s'arrête la vérité." Donc, les enfants victimes comparaissaient effectivement dans le box des accusés, mais on n'a pas le droit de le dire, sous peine d'être qualifiés de "ridicules". Pour être plus tendancieux que celui-ci, il faut se lever de bonne heure. Puis, S.D.S. enchaîne dans sa foulée burlesque :

"En ressassant cette légende d'enfants entassés dans le box et terrorisés par des ogres en robe noire, les révisionnistes judiciaires voudraient convaincre que, dès le début, les rôles étaient inversés entre les accusés et les victimes. Sans répondre à une question élémentaire: dans quel but la justice aurait-elle voulu protéger des pédophiles?"

Afin de peaufiner notre réputation de conspirationnistes attitrés, nous répondrons benoîtement à cette question lourde de sous-entendus en appelant à la barre notre vilain camarade d'Outre-Quiévrain Mr Laurent Louis, fou furieux patenté voyant des complots à tout bout de son champ visuel. Mais commençons donc par le billet de S.D.S.

Mais c'est si succulent ces sottises à Stéphane !

Affaire d'Outreau : les arguments complotistes passés au crible.

  Le 19/05/2015

Daniel Legrand fils, l'un des acquittés de l'affaire de pédophilie d'Outreau, est à nouveau jugé à partir de ce mardi.

Cette retentissante affaire de pédophilie a fait naître des théories qui laissent penser que les 13 acquittés ne sont pas innocents. Le Figaro les décrypte.

Un petit groupe de militants jusqu'auboutistes de la cause de l'enfance maltraitée entreprend, depuis décembre 2005, d'accréditer l'idée, à mots plus ou moins couverts, que les 13 acquittés d'Outreau ne sont pas innocents. Curieusement, aucun de ces polémistes n'avait eu la curiosité d'assister aux procès de Saint-Omer et de Paris, dont l'existence ne pouvait pas leur échapper tant ils occupèrent le devant de la scène médiatique.

Pour tenter de parvenir à leurs fins, ils utilisent une technique propre aux conspirationnistes de tout poil, qui consiste à s'emparer d'un élément indiscutable, puis de le tordre dans le sens qui convient à la thèse à défendre et de le diffuser sans relâche via internet et les réseaux sociaux. Trois exemples, parmi d'autres.

1. Les enfants victimes ont comparu à Saint-Omer dans le box des accusés, alors que les accusés étaient dans la   salle d'audience, au milieu du public et de la presse.

Cette assertion ridicule, colportée par des gens qui n'étaient pas présents à Saint-Omer, repose sur un fait   avéré: les dix-sept enfants concernés ont déposé depuis le box habituellement dévolu aux accusés. Là s'arrête la vérité. Pour une raison de place, les 17 accusés ne pouvaient pas comparaître dans ce petit box ; de plus, chacun étant assisté d'un avocat, il fallait que leurs conseils puissent commodément communiquer avec eux. Il fut donc décidé, en accord avec toutes les parties, que les accusés - dont beaucoup étaient détenus à l'ouverture des débats - seraient assis là où, d'ordinaire se tient le public. La presse a été placée derrière eux, séparés des accusés par une rambarde en bois. Le public, enfin, prenait place tout au fond de la salle. Bref, ces trois catégories ne se mélangeaient pas.

Quant aux enfants, ils n'ont bien évidemment pas passé les deux mois d'audience entassés dans le box, comme d'aucuns veulent le laisser accroire. Chacun d'entre eux s'y est installé le temps de déposer puis de répondre   aux questions du président et des avocats. Puis, il repartait. La partie civile - Conseil général et associations dont aucun ne s'est associé au troisième procès de Daniel Legrand - pensait alors que les enfants étaient ainsi protégés par le box, sans quoi ils auraient dû déposer à la barre, tout près des avocats de la défense et des accusés.

Il est également totalement faux que les gamins ont été terrorisés par une horde de robes noires, comme cela a été prétendu, notamment, par l'avocate de Myriam Badaoui , qui a établi un parallèle avec le « haka » des rugbymen néozélandais. Chacun des avocats qui le souhaitait (aucun des enfants n'a été interrogé par les 17 avocats de la défense) posait ses questions, puis un autre lui succédait, sous le contrôle vigilant du président et de la partie civile, soit cinq ou six conseils présents à l'audience. Les avocats n'ont pas pris le risque de «bousculer», devant les jurés, les petits enfants, dont la tête de certains dépassait à peine du box.

En ressassant cette légende d'enfants entassés dans le box et terrorisés par des ogres en robe noire, les révisionnistes judiciaires voudraient convaincre que, dès le début, les rôles étaient inversés entre les accusés et les victimes. Sans répondre à une question élémentaire: dans quel but la justice aurait-elle voulu protéger des pédophiles?

2. On ne parle jamais des douze enfants reconnus comme victimes

C'est faux, puisque le simple fait que quatre personnes aient été définitivement condamnées implique que des enfants ont été victimes. Ce qui est exact, et qu'on peut regretter, c'est que le séisme provoqué par le naufrage de la procédure a conduit la presse à davantage évoquer le sort des treize individus accusés et (pour douze d'entre eux) incarcérés à tort, pendant parfois plus de trois années. A Saint-Omer, 17 enfants se présentaient comme victimes, seize ont été reconnus comme telles (un seul étant considéré comme victime de son seul père, qui sera acquitté en appel). Après les six acquittements de Paris, ce nombre est tombé à douze. Personne n'a jamais cherché à dénier à ces gamins leur triste qualité de victime.

Au-delà de cette vaine polémique, les militants d'une «autre vérité» sous-entendent que puisqu'il y a douze victimes, mais que le couple Delay-Badaoui n'avait que quatre enfants - victimes indéniables de leurs propres parents - les treize acquittements constituent une erreur. Selon la justice, les Delay étaient les proxénètes de leur progéniture: le problème, c'est qu'ils vivaient des aides sociales et que leurs coaccusés n'avaient, pour la plupart, pas un sou. Le plus fortuné n'a d'ailleurs pas été condamné pour des viols sur les enfants Delay. Aucun ne s'est enrichi pendant la période de la prévention. La lucrative commercialisation de films (jamais découverts) tournés pendant les viols n'a pas pu être prouvée, et pour cause.

3. Les 13 acquittements avaient en réalité pour but politique, via les attaques contre Fabrice Burgaud, de supprimer le juge d'instruction.

Cette fable a été inventée pour pallier l'invraisemblance originelle de la thèse complotiste : pourquoi des jurés, des magistrats et des journalistes auraient-ils voulu défendre d'abjects pédophiles? Elle ne résiste pas, cependant, à l'analyse. D'abord parce qu'à Saint-Omer, 10 accusés sur 17 ont été condamnés. Ensuite parce qu'avant le procès en appel, de très hauts magistrats affirmaient que sur les six accusés, au moins cinq le seraient aussi - le parquet général a changé son fusil d'épaule au vu de l'audience, et des rétractations de plusieurs enfants. Enfin, et surtout, parce que la commission d'enquête parlementaire, composée d'hommes et de femmes politiques, n'a pas proposé la suppression de la fonction de juge d'instruction: bien au contraire, elle prônait son renforcement via un fonctionnement collégial. CQFD.

Il est d'ailleurs cocasse de relever que Fabrice Burgaud est devenu l'icône des révisionnistes judiciaires. En effet, certains des douze enfants victimes ont, durant l'instruction, accusé, au même titre que les 17 accusés de Saint-Omer, des dizaines de personnes qui n'ont jamais été inquiétées, sans que personne ne puisse expliquer comment le tri a été fait dans le cabinet du juge.

L'Inspection des services judiciaires, chargée d'une enquête en 2006, a rendu un rapport de 150 pages, passionnant et quelque peu byzantin, dont les militants de l'«autre vérité» font une lecture sélective. Ils se gargarisent notamment du fait qu'aucune faute n'ait été retenue contre la «maladresse» de M. Burgaud et de ses pairs - notamment les membres de la chambre de l'instruction de Douai, qui avaient validé les détentions provisoires et toute l'instruction, sauf les deux non-lieux que le successeur de M. Burgaud entendait délivrer: «Pour ce qui est de la manière de procéder de certains magistrats, critiquée par l'Inspection générale, elle ne caractérise pas de fautes pouvant recevoir une qualification disciplinaire dès lors qu'elle n'a pas été guidée par une volonté délibérée de porter atteinte aux droits de la défense, ou accomplie dans des conditions faisant apparaître des négligences graves ou répétées, incompatibles avec leurs devoirs de magistrats», écrivent ainsi les rapporteurs.

Mais ils reconnaissent que «ponctuellement, l'information avait été conduite selon des pratiques ayant pu affecter les droits de la défense» et qu'elle a eu «pour défaut majeur d'être menée sans que soient suffisamment pris en compte les éléments à décharge». C'est bien là tout le problème.

Stéphane Durand-Souffland pour le 'Figaro'.

La sexualité puérile: nouveau joujou de certains dirigeants. Entretien avec Laurent Louis.

Le 15 avril 2013

Par Françoise Compoint.

Vous savez pourquoi je viens d'employer cette expression tellement malsaine de sexualité puérile ? Parce que, loin d'être mienne, elle appartient à notre ex-Ministre de l'Education nationale, M. Jack Lang.

Je m'empresse de la remettre dans son contexte initial : « La sexualité puérile est encore un continent interdit, aux découvreurs du XXIème siècle d'en aborder les rivages». Ces découvreurs, très-très hauts placés, donneurs de leçon par excellence dans le collimateur sainte-nitouche d'un Cohn Bendit, sont-ce certains dirigeants apparentés, pour ne citer qu'un exemple banal, à Monsieur Frédéric Mitterrand ? Encore un ancien Ministre de la Culture, vous ferais-je remarquer. Qui aujourd'hui, dans notre chère et tendre France, a le courage de dénoncer ces fines fleurs du monde politique plus présentes que jamais sur la scène, plus arrogantes et plus dégoûtantes que permis ? Et bien, il se trouvera peut-être des martyrs de l'engagement tels que M. Roger Holeindre, l'un des plus jeunes Résistants de France encore vivant, doyen du journalisme, personne dont l'immense valeur personnelle et professionnelle n'a jamais été contestée. Mentirait-il donc en nous livrant ce témoignage nauséeux : « C'est une des choses les plus dégueulasses… M. Jack Lang qui prétendait être candidat à la présidence de la République, que l'on m'arrête à la sortie si ce que je dis n'est pas vrai, a été compromis dans l'affaire des lieux de vie et dans un lieu de vie tenu par des socialistes qui s'appelait le CORAL. Et là, des gamins étaient prostitués à des gens comme Jack Lang, et un gosse a été trouvé mort, sodomisé, la tête dans un seau... [...] Que l'on m'arrête à la sortie si ce n'est pas vrai ».

Je parie que vous pensez comme moi : M. Holeindre, nonobstant l'horreur de ses affirmations, n'a pas été arrêté. Vous imaginez quelles auraient été les sanctions prononcées contre cet homme si les propos qu'il s'était permis de tenir n'avaient été que d'abjectes calomnies ? Personnellement, je n'oserais même pas. Mais personne ne lui répondit, personne ne lui répondra, du moins directement, les personnes désignées ayant préféré se réfugier dans un lâche silence.

En France, nous avons la fierté d'avoir encore un M. Holeindre, d'ailleurs repris, il faut être objectif, par Mme Marine Le Pen. L'un a vu bien pire qu'un misérable pédophile se gargarisant de son impunité. L'autre n'a pas peur de dire la vérité en face, ce qui entre autres est son point fort.

Le cas de la Belgique ne diffère guère de celui de notre pays mais à une différence près : c'est un jeune député indépendant qui, n'ayant pas froid aux yeux, dénonce ce qu'on appelle les lobbys pédophiles élitistes, immenses réseaux gouvernementaux assouvissant impunément leurs vices aux dépens de très jeunes victimes. Ce jeune député, vous le connaissez peut-être. Ce n'est pas la première fois qu'il intervient sur nos ondes, dévoilant des réalités qui font frémir. Il s'appelle Laurent Louis. Voici son témoignage :

LVdlR. Pourriez-vous nous raconter ce que représente le lobby pédophile élitiste en Belgique ? Est-ce que le gouvernement est fortement touché ?

Laurent Louis . J'estime que le lobby en question est très important. Il fait partie de tout ce qui concerne les élites. J'ai constaté que les pédophiles bénéficiaient d'énormément de protection au niveau judicaire mais aussi au niveau politique. C'est vrai pour la Belgique, c'est vrai pour la France, c'est vrai pour d'autres pays européens, c'est vrai un peu dans le monde entier. Il s'agit véritablement d'une grosse problématique parce que je crois qu'il y a un certain nombre de personnes qui, lorsqu'elles ont du pouvoir, s'octroient le droit de commettre ce genre d'actes sur des enfants. Bien plus, je crois que c'est le summum de l'expression du pouvoir et je pense que c'est ainsi que certains puissants conçoivent aujourd'hui la pédophilie, c'est-à-dire comme l'expression même de leur toute-puissance, de leur réussite, de leur accession à un mode très fermé qui est régi par ses propres règles. Et donc il est vrai qu'un grand nombre d'accusations tombent en ce moment sur certains individus ... En Belgique, ce n'est plus un secret pour personne, le Premier Ministre, Elio Di Rupo, a été sous le coup de la même accusation. On avait également cité le roi dans certains articles. Il y a eu pas mal de témoins qui ont déposé des témoignages, pourtant, à chaque fois que le sujet vire à la question de la pédophilie, tous les témoins sont automatiquement considérés comme fous ou comme étant en état de déséquilibre mental, ce qui constitue, pour les coupables, un paravent assez pratique, une façon très efficace de fausser les pistes. Rappelez-vous, par exemple, l'affaire Dutroux qui est en soi un grave dossier de pédophilie et pourtant, ce dossier a été courcicuité, on a tout fait pour l'étouffer et on a condamné finalement à vie Marc Dutroux qui est certes quelqu'un de répugnant de par son comportement mais qui n'est certainement pas la tête du réseau. Comme tout a été fait pour que ce réseau ne soit pas identifié, tant par le monde politique que par le monde judiciaire, il devient tout à fait clair que les pédophiles bénéficient de la protection de ces tout-puissants.

LVdlR . D'après ce que je sais, on ne vous a pas autorisé à rencontrer Marc Dutroux en prison...

Laurent Louis . Oui. J'avais été informé du fait que Marc Dutroux voulait me rencontrer. J'ai eu un appel anonyme venant très certainement de la prison. Il faut dire que c'est un cas particulier puisque Dutroux est incarcéré dans la prison de la commune où j'habite ... donc nous sommes presque voisins. N'ayant que cet appel anonyme comme base, j'ai suivi la procédure qui est de demander à la Ministre de la Justice de pouvoir rencontrer le détenu. Cette rencontre m'a été bien entendu refusée. J'ai donc contacté depuis l'avocat de Marc Dutroux qui m'a confirmé la volonté de son client de me rencontrer. Nous allons donc agir dans l'autre voie, c'est-à-dire que c'est Marc Dutroux qui va maintenant exprimer sa volonté de me rencontrer... On verra jusqu'où ira l'Etat pour interdire cette entrevue.

LVdlR. J'ai vu plus d'une fois vos prises de position au Parlement où vous vous montrez souvent extrêmement véhément. Quelle est la réaction du Parlement quand vous abordez cette problématique très grave ? Est-ce que vous avez déjà été menacé ? Est-ce qu'il y a des gens qui vous soutiennent ou qui préfèrent passer tout ce que vous dites sous silence ? Comment ça se passe en Belgique ?

Laurent Louis. C'est un sujet totalement tabou et donc toutes les personnes qui en parlent sont stigmatisées. Dès que l'on parle de la pédophilie d'Etat – car c'est de cela qu'il est question – on est immédiatement catalogué d'adepte de la théorie du grand complot et donc de quelqu'un qui est complètement détraqué. C'est d'ailleurs pour cette raison, suite à mes révélations, que la seule réaction qu'il y a eu se résumait aux invitations suivantes : pour mes collègues, de quitter le Parlement ce qui, comme exhortation, est tout à fait extraordinaire pour l'histoire de la Belgique ; pour ma part, j'ai eu droit à des perquisitions à mon domicile, une mise en examen et une demande d'expertise psychiatrique à mon encontre.

LVdlR. Est-ce qu'on peut voir dans ce phénomène monstrueux qui est la pédophilie élitiste (j'entends gouvernementale) l'un des symptômes du déclin de l'Occident ?

Laurent Louis . Certes, à un niveau gouvernemental, on constate en effet que la pédophilie est utilisée pour être l'expression ultime du pouvoir. Et lorsque des gens qui occupent des fonctions aussi importantes commettent ce genre d'acte, il est évident que jamais ils ne pourront donner un bon exemple à la population. On a beaucoup de donneurs de leçons en Belgique ou en France. Je prends en France Jack Lang, Frédéric Mitterrand ou le fameux Daniel Cohn Bendit qui font tous partie d'un réseau bien défini et qui se protègent les uns les autres. Et donc, on m'a directement mis en garde lorsque je me suis attaqué à la pédophilie. On m'a directement dit de ne jamais aller à un rendez-vous qui se déroule le soir auquel on est convié pour rencontrer telle ou telle personnalité parce que ce serait évidemment un guet-apens. Et c'est comme ça en fait que de nombreux parlementaires qui ne sont pas pédophiles se font attraper. Parmi eux, il y en a beaucoup qui se taisent parce qu'ils veulent soit privilégier leur carrière professionnelle, soit ils ont été simplement piégé pendant telle ou telle soirée où des enfants avaient été abusés. Une simple photo peut conditionner toute une carrière. Les trafics en question sont donc détestables mais ce sont les trafics de nos dirigeants.

LVdlR. Peut-on remédier d'une façon ou d'une autre au problème gravissime que vous décrivez ? Le croyez-vous insoluble ? Parce que, en ce qui me concerne, je demeure relativement pessimiste.

Laurent Louis. Si j'étais totalement pessimiste, je pense que je ne ferais plus de politique. Si pourtant je fais de la politique, cela signifie que je pense qu'on peut encore changer les choses. En réalité, il y a un pouvoir que l'on ne prend pas aujourd'hui en compte qui est le pouvoir de la population. Or, le peuple a un pouvoir extraordinaire et c'est justement pour cela qu'on fait tout pour lui démontrer qu'il n'a aucune puissance. Mais si demain le peuple le souhaitera, il pourra remplacer ses dirigeants. Il peut d'emblée opter pour plus d'éthique. Il peut sortir du système du pognon que l'on connaît actuellement. Tout cela est tout à fait possible, mais il faut bien sûr un éveil, une prise de conscience de la population qui devrait voir d'un œil critique ceux qui la dirigent et comprendre qu'il ne s'agit pas toujours de gens convenables. Je pense que lorsqu'on aura remis l'éthique au centre de nos préoccupations, au centre de la politique, on aura fait un grand pas. Quant à moi, je suis contre le système politique tel qu'il existe étant pour l'instauration d'un véritable Parlement constitué de citoyens et pouvant remplacer les politiciens d'aujourd'hui par Monsieur et Madame Tout-le-monde ».

Source : La Voix de la Russie

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