« Je ne serai pas ta mère, mais tu auras deux pères »

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Un tribunal anglais a enlevé une fillette à sa mère pour la donner à un couple gay !

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Christian de Moliner

Professeur agrégé et écrivain

Le 24/12/2015 http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=boulevard-voltaire-21&l=as2&o=8&a=208067949X

Une décision de justice qui vient d'être prise outre-Manche est tout simplement aberrante. En effet, un tribunal anglais a enlevé une fillette à sa mère pour la donner à un couple gay ! Voici l'histoire.

Une mère célibataire a souhaité faire un enfant, seule. Elle a demandé à un ami homosexuel (lui-même en couple) de fournir le sperme. Il a accepté. Alors qu'au départ il ne devait avoir aucune part dans l'éducation de l'enfant, il a décidé, avec son conjoint, de reconnaître la fillette dans les 4 jours qui suivent la naissance. Jusque-là, rien de scandaleux. Là où l'histoire a basculé c'est que lui et son compagnon ont réclamé la garde exclusive du bébé et qu'un tribunal a accédé à leur demande ! La pauvre mère n'a désormais droit qu'à deux heures de visite (sous surveillance, en prime) tous les 15 jours. Le motif d'une telle sévérité ? Un temps plus long plongerait l'enfant dans la confusion à propos de ses responsables réels. A-t-on peur que la fillette s'aperçoive qu'elle a une maman ? Parce que la norme désormais est d'avoir deux papas ? Et que toute autre famille est anormale ?

Lors de la procédure, la jeune femme n'a jamais coupé les liens avec le père biologique. Elle le laissait prendre son bébé trois jours par semaine en fournissant des biberons de son lait. Car voilà le reproche fondamental fait par la cour à la mère : elle aurait allaité trop longtemps et artificiellement son enfant (15 mois ! Pourtant, certaines femmes le font encore plus longtemps. C'est un choix parfaitement respectable). Elle aurait voulu, ainsi, manipuler la cour et démontrer sa prétendue proximité avec l'enfant ! « Prétendue proximité avec l'enfant » : ces mots sont indignes d'un juge (qui devrait être révoqué pour les avoir employés). Une mère a le devoir d'être proche de son enfant sinon c'est une mauvaise mère. On marche sur la tête !

Le fond de l'affaire est aussi financier. Le couple gay a les moyens, la mère non. On donne l'enfant aux plus riches (logique capitaliste). Les deux hommes ont prétendu avoir passé un contrat de mère porteuse (mais sans apporter de preuve). Et quand bien même, si après la naissance la maman se rétracte et veut garder son bébé, elle a tous les droits. Comment un contrat, verbal ou écrit, peut-il décider de l'appartenance d'un être humain ? Nous ne sommes plus au temps de l'esclavage.

Cette affaire donne une idée ce qui se passera chez nous lorsque les bien-pensants auront imposé la GPA. Nous voyons combien, en réalité, ce désir de paternité est égoïste et rejette la mère. Jamais le bien de l'enfant n'est évoqué. Seul compte l'intérêt des parents. Je ne sais pas si l'affaire en Grande-Bretagne sera jugée à nouveau. Apparemment, il ne reste plus que le recours à la justice européenne. Mais je suis sûr que la situation reste en l'état : une enfant qui n'a rien demandé va vivre un enfer et aura bien du mal à se créer des repères. Tout cela parce que des êtres humains ont voulu céder à la morale bien-pensante qui veut faire croire que 1 + 1 = 3.

Source : ‘Boulevard Voltaire'

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