Daeshgate: le dossier
Clinton prend forme

Les Clinton sont corrompus.

Le 27 août

Par André Archimbaud

La réorganisation de la campagne de Trump autour des rebelles Breitbart News et Stephen Bannon semble articuler trois messages afin que David puisse gagner contre Goliath.

Dans le premier message, les Clinton sont corrompus. C'est le travail du récent livre devenu film Clinton Cash, de Peter Schweizer, qui décrit la fondation Clinton comme un État dans l'État, créé à la fois pour financer un gouvernement en attente (sous couvert de minuscules activités caritatives)… et pour enrichir les Clinton comme leurs amis en vendant des faveurs. Au point que le Boston Globe, le Washington Post et, maintenant, USA Today demandent aux Clinton de « fermer » la fondation, dans un contexte où l'agence AP ( Associated Press ) vient de produire une enquête décrivant une troublante symbiose entre la fondation Clinton et le secrétariat d'État, contrairement à l'engagement de démarcation des frontières signé par Hillary à la demande d' Obama , lors de sa prise de fonction. Ce message de corruption n'est cependant que « de l'histoire ancienne » pour la plupart des électeurs, qui pensent que la vielle dame est victime de harcèlement.

Survient un deuxième message, plus facile à saisir, qui renforce le premier: les Clinton sont vendus aux islamistes. C'est un message, neuf, qui prend du poids, et de deux façons. Trump avait martelé, il y a deux semaines, qu' Obama et Clinton étaient les deux cofondateurs de l'État islamique. Le journaliste israélo-russe Israël Shamir suggère ( Svobodnaya Pressa, 20 août) l'émergence prochaine, via Assange, d'un «  Daesh - Gate  » dans lequel il apparaîtra que Hillary Clinton a, entre autres, sciemment armé les groupes terroristes proches de l'État islamique et d'Al-Qaïda au Proche-Orient comme en Europe. Propagande russe ? Sans doute, sauf que la grande presse commence à se préoccuper des liens de l'énigmatique Huma Abedin avec les Frères musulmans ( The Hill, 23 août). Une Abedin omniprésente, élevée en Arabie saoudite, au fait de bien des secrets d'État, dont la mère professe la charia dans le Journal of Muslim Minority Affairs auquel Huma a elle-même collaboré. Huma, qui a toute les chances de devenir Chief of Staff d'une Maison-Blanche dirigée par une femme physiquement fatiguée qui se repose entièrement sur elle. Comme elle se reposait sur elle dans les financements de la fondation en provenance de pétromonarchies à cheval entre capitalisme et islamisme. Abedin, la Raspoutine d'une Clinton crypto-islamiste ?

Le troisième message est plus électoraliste: les Clinton sont des imposteurs opportunistes qui exploitent à court terme la bonne volonté des minorités et des femmes, sans avoir de vision à long terme pour le pays. Trump , ici, a fait un gros travail en deux semaines: il a présenté un programme économique centré sur la croissance, un programme de sécurité nationale visant le terrorisme islamiste, un programme anti-criminalité de renaissance urbaine en faveur des minorités raciales. Il a aussi fait appel à ces dernières, insistant sur 60 ans de conditionnement démocrate qui les ont privées de liberté. Et ici, sa position vient de bénéficier d'une dose de rappel, avec la sortie du film Hillary's America , de Dinesh D'Souza, qui relie les démocrates clientélistes d'aujourd'hui à ceux, racistes, du passé: Clinton maintiendrait fermement la « culture de la plantation » dans ces communautés, selon D'Souza. De l'eau au moulin de Trump …

Source : ‘Boulevard Voltaire'

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