On lève l'immunité de Le Pen mais qui s'intéresse à Bayrou? Et à Schulz?

Le 3 mars 2017

Pas de doute il y a quelque chose de pourri dans la caste européiste !

Par Jean-Pierre Fabre Bernadac

Le président grec présidant les débats Dimítrios Papadimoúlis (extrême gauche), à l'issue d'un vote à main levée des eurodéputés, a déclaré, concernant Marine : « Je pense que le résultat est clair : une grande majorité est pour la levée d'immunité. » Rappelons que celle-ci était demandée par la justice française à l'initiative de Bernard Cazeneuve, l'ex-ministre de l'Intérieur, pour publication d'images violentes de Daech.

Il est grand temps d'investiguer sur cette assemblée. La presse nous a abreuvés de renseignements sur l'enquête diligentée contre deux assistants de Marine mais, curieusement, elle n'a pas dénoncé d'autres partis susceptibles d'agir de manière identique.

Pourtant, en 2014, Corinne Lepage révélait dans son livre :

« Lorsque j'ai été élue au Parlement européen en 2009, le MoDem avait exigé de moi qu'un de mes assistants parlementaires travaille au siège parisien, j'ai refusé… Le MoDem n'a pas osé insister mais mes collègues ont été contraints de satisfaire à cette exigence. Ainsi, durant cinq ans, la secrétaire particulière de François Bayrou a été payée… par l'enveloppe d'assistance parlementaire de Marielle de Sarnez, sur fonds européens.  » Elle mentionnait, d'ailleurs, que ce n'était pas un cas unique et que le Front national s'en était même fait une spécialité, mais cela, la presse ne nous l'a pas caché.

Résultat : trois ans plus tard, le seul parti mis en cause est ce dernier.

Marielle de Sarnez avait nié les faits en 2014. Interrogée par Paris Match, elle vient de réitérer son démenti.

« C'est faux, faux, faux et archi-faux », a-t-elle martelé. « La secrétaire de François Bayrou a toujours été payée par le Mouvement démocrate. »


Durant cinq ans, la secrétaire particulière de François Bayrou a été payée…
par l'enveloppe d'assistance parlementaire de Marielle de Sarnez, sur fonds européens.

Pourquoi notre justice indépendante ne s'est-elle pas posé de question sur le cas Bayrou ? Le fait que ce dernier ait appelé en 2012 à voter Hollande a-t-il joué, ou son soutien récent à Macron implique-t-il une cécité judiciaire ?

Pourquoi l'OLAF (Office européen de lutte antifraude) n'a-t-il pas enquêté sur d'autres partis ? En 2014, Mediapart mettait en cause, en dehors du FN et du MoDem, Alain Cadec, proche de François Fillon et Mélenchon (ce dernier, lors de « L'Émission politique » de France 2, a d'ailleurs confirmé que son assistant ne travaillait pas exclusivement au Parlement de Bruxelles).

Une pétition organisée par des fillonistes pour que le parquet national financier se saisisse de « l'affaire Bayrou » a été mise en ligne. Celle-ci sera-t-elle relayée par la presse et prise en compte par les enquêteurs ? J'en doute.

Pourquoi, aujourd'hui, seuls deux partis souverainistes – le UKIP pour la Grande-Bretagne et le FN – sont-ils dans le collimateur de l'OLAF, ersatz de la Commission de Bruxelles ?

A qui fera-t-on croire que, sur les 751 eurodéputés appartenant aux 28 États membres, pas un seul (sauf les élus patriotes) ne doive rendre des comptes !

Mais le plus ahurissant est qu'il ait fallu attendre les révélations du journal anglais The Sunday Times pour qu'on sache que l'ancien président du Parlement européen Martin Schulz, socialiste et ennemi juré de Marine, avait fréquemment utilisé un jet privé coûtant 20.000 euros de l'heure pour voyager entre Bruxelles, Strasbourg et Berlin alors que son lieu de travail se limite à la capitale belge ! De plus, certaines pratiques de clientélisme le concernant étaient évoquées : des alliés de Schulz auraient été nommés à des postes, grassement payés au sein de l'administration du Parlement, sans qualifications et sans passer par les procédures régulières de recrutement.

Pas de doute, il y a quelque chose de pourri dans la caste européiste !

Source : ‘Boulevard Voltaire'

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