Sa copine avorte, il se suicide…

Le 28 septembre 2016

Ce drame nous rappelle combien l'avortement n'est pas anodin. C'est un drame, pour l'homme comme pour la femme, sans parler de l'enfant.

Par Grégor Puppinck

Le 22 septembre 2016, un homme de 33 ans est retrouvé mort à Mouscron. Il a laissé le message suivant :

« Ma copine m'a quitté et j'ai appris qu'elle avait avorté sans me prévenir. C'est une mauvaise loi où le père n'a rien à dire. Je ne supporterai pas de savoir que mon enfant a été tué. Surtout qu'il s'agit d'un enfant que nous avons voulu ensemble. Je suis prêt à donner ma vie pour faire changer les choses. Pour moi, c'est clairement un meurtre ! »

Selon le journal Nord éclair qui a rapporté les faits, la jeune fille a, quant à elle, déclaré : « Je suis dans les temps légaux, c'est mon droit. J'ai pris la décision, car mon couple n'allait plus et je n'avais pas envie d'en discuter avec lui. »

Ce drame nous rappelle combien l'avortement n'est pas anodin. C'est bien plus souvent un drame, pour l'homme comme pour la femme, sans parler de l'enfant. Il est vrai que, dans la plupart des pays européens, les pères sont exclus, déresponsabilisés face à la question de l'avortement. Pourtant, ils ont leur part de responsabilité face à cette vie naissante, et ils en seront pleinement responsables si la femme décide de ne pas avorter.

Il est vrai que ce sont souvent les hommes qui poussent leur compagne à avorter. Néanmoins, selon des études statistiques européennes et américaines, l'avortement provoque une « détresse psychologique forte » pour plus de 40 % d'entre eux et accroît considérablement le risque de disputes au sein du couple.

On ne parle pas assez des conséquences psychologiques de l'avortement. Selon un sondage réalisé par l'IFOP en 2010, 83 % des Françaises considèrent que « l'avortement laisse des traces psychologiques difficiles à vivre pour les femmes » et 60 % d'entre elles que « la société devrait davantage aider les femmes à éviter le recours à l'IVG » .

L'avortement ne pourra jamais être « banalisé ». Il constitue un facteur de risque pour la santé de la femme, en particulier chez les mineures. Selon les études statistiques, l'avortement augmente de 80 % le risque de décès, toutes causes confondues, par rapport aux femmes ayant accouché. Il aggrave les troubles psychologiques existants et accélère les pensées suicidaires : le taux d'idées suicidaires est de 30 à 55 %, et celui de tentatives de suicide de 7 à 30 % suite à un avortement. Quant au taux de suicides, il est multiplié par 6,5 chez les femmes ayant avorté par rapport à une femme ayant accouché.

Le taux de tentatives de suicides liées à l'avortement s'élève dangereusement, chez les 20-24 ans, à 20,9 tentatives sur 1.000 femmes. Chez les femmes ayant avorté avant l'âge de 25 ans, le risque de troubles psychologiques est considérable : 42 % d'entre elles vivent une dépression, 39 % souffrent de troubles d'anxiété, 27 % disent avoir des envies suicidaires suite à un avortement. Parmi les femmes mineures, le taux d'idées suicidaires post-avortement concerne la moitié d'entre elles. Enfin, l'avortement accroît aussi considérablement les risques de développer une dépendance à l'alcool ou à une drogue.

Ces statistiques sont autant effrayantes que méconnues. Elles devraient nous conduire à considérer l'avortement comme un problème majeur de santé publique qui exige une véritable politique de prévention, en particulier auprès des jeunes.

Le recours à l'avortement augmente en France, en particulier chez les jeunes. Parler de « droit à l'avortement » ne résout rien ; au contraire, il faut agir pour sa prévention.

Source : ‘Boulevard Voltaire'

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