Aubervilliers, le Cologne
des femmes asiatiques ?

Le 18 janvier 2016

La semaine dernière, Le Parisien nous apprenait l'arrestation d'un gang ultra-violent qui sévissait depuis deux mois à Aubervilliers. Cinq voyous âgés de 18 à 19 ans et un mineur s'étaient spécialisés dans les agressions de jeunes femmes chinoises à proximité du métro.

Le mode opératoire est toujours le même : un premier arrive par derrière pour empêcher la victime de crier, un second la cogne pendant que ses copains lui arrachent son sac.

Vingt-huit plaintes ont été déposées, un record – mais en réalité leur porte-parole estime qu'on peut multiplier ce chiffre par 4 ou 5 -, et une grande partie des victimes a fini aux urgences avec bras cassés, crânes ouverts, luxation de l'épaule…

Comble de l'horreur : pour un sac à main, ces ordures ont notamment tabassé une maman devant ses filles de 8 et 11 ans. Comme ces dernières hurlaient de terreur, ils les ont giflées et ont brisé les lunettes de la plus jeune, le tout sous une pluie d'insultes. Traumatisée, la petite fille de 8 ans n'ose plus mettre un pied dehors et fait des cauchemars toutes les nuits.

Cependant, le juge a estimé que ces faits n'étaient pas suffisamment graves pour mettre cette joyeuse bande en prison et trois d'entre eux ont été libérés en attendant leur procès… En Chine, ce serait 10 ans de prison…

Ces crimes s'inscrivent dans une trop longue série d'agressions violentes depuis des années envers les Asiatiques d'Île-de-France. Les ambassades du Japon, de Corée ou de Chine enregistrent chaque semaine des témoignages de leurs compatriotes attaqués, comme à Cologne, par des voyous originaires du Maghreb et d'Afrique.

Cette vérité dérangeante est connue des autorités comme des associations prétendument antiracistes qui, pourtant, ne font rien. Tout comme les médias qui passent sous silence ces faits intolérables.

Alors qu'on commence tout juste à réaliser, grâce au travail de lobbying d'associations communautaires juives, qu'on ne peut pas se balader avec une kippa à Marseille sans risquer pour sa vie, la souffrance de la communauté asiatique reste dans l'indifférence. Les agressions de masse d'Aubervilliers ne font l'objet que d'un seul article dans Google News, contre plus de 3.000 pour Cologne et 800 pour l'enseignant juif agressé à Marseille.

Or, c'est justement la sous-médiatisation de ces agressions racistes associée au laxisme sécuritaire du pouvoir qui confère le sentiment d'impunité aux voyous et les incite à poursuivre leurs méfaits. Toutefois, les médias d'Asie, eux, en parlent massivement et comparent Paris à Bagdad, ce qui explique peut-être aussi la baisse considérable des touristes asiatiques dans la capitale.

Que des individus puissent se faire agresser en masse en raison de leur couleur de peau déshonore toute la communauté nationale et ruine notre économie touristique. Il est donc de notre devoir de patriotes de donner un maximum de visibilité aux drames d'Aubervilliers et à ceux qui vont suivre pour que, enfin, nos politiques se mettent à agir.

Source : ‘Boulevard Voltaire

Aubervilliers: les Chinois
violemment agressés brisent le silence

Le 11 janvier 2016

La commaunauté chinoise d'Aubervilliers se rebiffe. Depuis deux mois, elle est la cible d'agressions violentes sans précédent. Dimanche, une vingtaine de personnes —des victimes et leurs proches— se sont réunies jusque très tard dans la soirée pour évoquer ces attaques. Depuis novembre, Dominique, leur porte-parole, a recensé vingt huit dépôts de plainte, mais il estime que «les victimes sont quatre fois plus nombreuses». Mais certaines n'hésitent plus à franchir la porte du commissariat. Une petite révolution pour cette population qui n'a «pas l'habitude de porter plainte. En raison de la barrière de la langue et parce que les victimes se disent que ça ne sert à rien», explique Ling Lenzi, conseillère municipale (LR) à Aubervilliers et seule élue de la communauté. Dimanche soir, elle a exhorté ses compatriotes à dépasser leurs préventions. En acceptant de sortir pour la première fois de leur silence, les victimes partent aussi en guerre contre les préjugés : «Les agresseurs pensent que l'on transporte de grosses sommes d'argent. C'est faux», s'insurge Lifang, modeste serveuse dans un restaurant et délestée deux fois de son sac en dix jours. Contrairement aux vagues d'agressions passées, les cibles privilégiées des voleurs ne sont pas des commerçants ou des touristes mais «de petites gens, observe Ling Lenzi. Ouvrière, serveuse ou étudiante, elles n'ont que quelques euros dans leur poche». Ce lundi, les représentants de la communauté avaient rendez-vous au commissariat d'Aubervilliers pour réclamer une présence policière renforcée. La commissaire Fabienne Azalbert rappelle «qu'un coup d'arrêt a été donné avec l'interpellation de cinq auteurs présumés la semaine dernière». On leur reproche vingt-trois vols avec violence. Trois auteurs présumés sont en prison, trois sont sous contrôle judiciaire.«J'ai l'impression d'être une proie» http://www.leparisien.fr/images/2016/01/11/791ded4a-b891-11e5-b3bf-00151780182c_1.jpg
Aubervilliers, dimanche soir. Les victimes ont toutes le même profil. Ce sont des femmes, agressées à proximité de leur domicile, sur le trajet du métro. Parfois les agresseurs n'ont pas hésité à s'attaquer à des enfants. Jessica, 10 ans, Victoria, 8 ans, et leur maman se rappellent avec effroi l'agression subie le 22 novembre, à 19 heures, dans la rue des Cités. «Les voleurs m'ont mis la main devant la bouche car je criais et ma petite soeur a reçu une gifle car elle pleurait. Elle a cassé ses lunettes en tombant», explique Jessica. Sa mère confie : «Mes enfants sont angoissées et font des cauchemars toutes les nuits. Moi, tous les soirs, j'ai peur quand je rentre. J'ai l'impression que c'est une chasse et qu'on est devenues des proies.»Xiaoyan a 43 ans. Le 27 décembre, cette femme a épaulé son oncle, sa tante et sa cousine qui venaient de se faire brutaliser en sortant d'un restaurant en centre ville. «Ils sont arrivés à cinq, ils ont arraché le sac de ma tante et frappé mon oncle.» Deux semaines avant, une mésaventure identique était arrivée à sa fille. «Depuis, elle a trop peur de sortir», confie-t-elle désemparée. Une amie renchérit : «En Chine on n'a jamais eu ce genre de soucis. Les violences sur le corps c'est 10 ans de prison», explique-t-elle. Le bras en écharpe, une autre femme montre le plâtre qui maintient son poignet fracturé, séquelle d'un vol à l'arraché. Son voisin, qui vient de sortir de l'hôpital, souffre lui d'une luxation de l'épaule. Bousculé par une bande qui en voulait au sac à main d'une femme, il a fait une mauvaise chute.Lidan, 39 ans, a elle aussi eu affaire à ces voleurs ultra-violents. Elle a été poussée du bus le 7 janvier avant qu'on la dépouille de son sac : «J'ai été frappée à la tête et j'ai reçu un coup à la poitrine.»Lifang, une jeune serveuse, a été agressée deux fois. «Le 20 décembre, deux hommes sont arrivés par derrière, ils m'ont mis la main sur le visage pour m'empêcher de crier et m'ont donné un coup de pied dans le dos. Je me suis ouvert le front en tombant par terre. Pourtant je leur avais tendu mon sac pour ne pas qu'ils me fassent mal.» Elle avait décidé de ne plus porter de sac pour éviter d'attirer les voleurs mais elle a tout de même été attaquée une nouvelle fois le 31 décembre.Effrayées, elles vivent dans l'angoisse de mettre un pied dehors. Désormais, dès qu'elles descendent du métro, elles appellent leur mari ou un cousin qui leur sert d'escorte.

Source : ‘Le Parisien'

Aubervilliers: condamnés pour
11 agressions contre des Chinois

Par Floriane Louison

Le 9 août 2016

Bobigny, lundi. La communauté chinoise s'est déplacée nombreuse pour assister au procès de deux garçons de 18 ans, condamnés pour 11 vols avec violences ciblés contre des personnes d'origine asiatique entre avril et juin. (DR.)

Deux garçons, à peine sortie de l'adolescence, apparaissent à la barre du tribunal correctionnel de Bobigny ce lundi soir. Ils sont jugés pour 11 vols, avec violences commis entre fin avril et fin juin. Les cibles sont toujours les mêmes : des hommes et des femmes de la communauté chinoise d'Aubervilliers. Celle-ci s'est déplacée nombreuse pour assister à l'audience, traumatisée par la nouvelle agression qui vient de se produire et a conduit l'un de leurs compatriotes dans le coma.

A 18 ans, ils sont les plus âgés d'une petite bande qui a fait de ces attaques ciblées sa spécialité. Trois autres, mineurs, seront jugés devant le tribunal pour enfants.

« Pourquoi avez-vous visé exclusivement des personnes d'origine asiatique ? », questionne d'emblée le juge. Les prévenus éludent : « c'est un hasard », disent-ils. En garde à vue, ils ont pourtant donné plus de détails. « Ils ont de l'argent sur eux », « ce sont des cibles faciles », lit le juge dans l'un des procès-verbaux de la procédure. « Des préjugés sont à l'origine de ces agressions », dénonce Hua Qin Cao, le président de l'association de l'amitié chinoise en France.

Ils attendaient leurs victimes dans les parkings souterrains de leurs résidences

Toutes les agressions se sont déroulées dans le quartier du Landy, à Aubervilliers, surnommé le « Sentier chinois ». Une importante communauté chinoise y travaille dans les commerces de gros en textile, et souvent, habite à côté. Dans certains nouveaux programmes immobiliers, ils représentent 80 % des résidents. Ce sont ces immeubles qui ont été ciblés par les voleurs avec un mode opératoire est bien rodé.

Ils attendent leurs victimes dans les parkings souterrains de leurs résidences et attaquent par surprise. La victime, seule ou en couple, est rouée de coups par un groupe et délestée de ses affaires : portefeuille, ordinateur, portable, sac à main, ceinture… « Plusieurs ont été aspergées de gaz lacrymogène », précise le juge.

Parmi les onze victimes, seules trois se sont portées civiles lors de ce procès. L'une d'entre elles explique : « ils m'ont frappé tout de suite… ils m'ont volé et redonné des coups alors que je n'ai opposé aucune résistance. » « L'adrénaline… », a justifié l'un des prévenus en garde à vue.

Les deux agresseurs ont été condamnés à deux ans de prison, dont 4 mois ferme. Ils devront aussi indemniser les victimes.

« Un climat de psychose dans la communauté »

« Nous sommes très inquiets », insiste Hua Qin Cao, le président de l'association de l'amitié chinoise en France. Celle-ci tente de recenser toutes les victimes de ces vols violents qui visent la communauté chinoise d'Aubervilliers. Selon elle, au moins 100 attaques ont eu lieu depuis novembre 2015. « Elles sont sans aucun doute beaucoup plus nombreuses. Tout le monde ne porte pas plainte. » La répétition de ces agressions a tout de même poussé la communauté à franchir la porte des commissariats et à briser le silence.

« La plupart de leurs victimes sont des ouvriers avec rien dans les poches »

« Les agressions ont commencé vers l'automne, parfois il y en a jusqu'à quatre par jour, comme si c'était une nouvelle spécialité de délinquance », décrit un habitant d'Aubervilliers d'origine chinoise. Début janvier, notamment, une bande a été interpellée pour 23 vols avec violences visant exclusivement des Asiatiques. « C'est souvent très violent avec des victimes aspergées d'essence ou de gaz lacrymogène, continue le jeune homme. Les voleurs pensent que les Chinois ont de l'argent mais la plupart de leurs victimes sont des ouvriers avec rien dans les poches. »

Pour Hua Qin Cao, « il règne un climat de psychose dans la communauté chinoise. Certains n'osent même plus sortir de chez eux. »

Source : ‘Le Parisien'

Aubervilliers: un Chinois entre la vie et la mort après une agression

Par Floriane Louison

Le 9 août 2016

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Paris, ce mardi.
Ce Chinois d'Aubervilliers est dans le coma depuis son agression dimanche
dans le quartier des Quatre-Chemins. (DR)

  « Toute la communauté chinoise d'Aubervilliers se relaie à son chevet, décrit Hua Qin Cao, président de l'association de l'amitié chinoise en France. Cette fois, c'est extrêmement grave. » Depuis novembre, les Chinois d'Aubervilliers sont la cible d'agressions en série.

Une de ces attaques ciblées, dimanche, a laissé un homme de 49 ans entre la vie et la mort. Il est hospitalisé à la Fondation Rothschild, dans le XIX e à Paris. Son pronostic vital est engagé. « Il n'y a plus beaucoup d'espoir…», lâche, ce mardi après-midi, un proche. Selon nos informations, l'homme serait en état de mort cérébrale.

« L'objectif était de les voler mais aussi de les frapper gratuitement »

Il a été agressé, dimanche vers 18 heures, dans le quartier des Quatre-Chemins à Aubervilliers. Selon les témoignages recueillis, il marchait, rue des Ecoles, avec un ami du même âge, pour rejoindre leurs domiciles situés à quelques pas, rue de la Cité. Les deux hommes ont été roués de coups sans avoir eu le temps de réagir.

« Les trois agresseurs ont demandé les sacs à dos et ils les ont donnés immédiatement mais les coups ont continué, notamment dans la tête, explique Hua Qin Cao. L'objectif était non seulement de voler mais aussi de frapper gratuitement. » Les hommes ont été abandonnés, inconscients, sur le trottoir. Ce sont des passants qui ont appelé les secours près d'une heure après les faits.

Selon les premiers éléments de l'enquête, la victime a été violemment frappée au sternum ce qui a entraîné sa chute. C'est en tombant que sa tête aurait heurté le sol et provoqué le coma.

L'homme qui se trouvait avec lui a reçu plusieurs coups, dont certains à la tête. Il est sorti de l'hôpital avec de nombreuses contusions dont il va se remettre. Il a obtenu 5 jours d'ITT (interruption totale de travail).

L'enquête a été confiée à la sûreté territoriale.

Source : ‘Le Parisien'

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